Tchad : Pahimi Padacké Albert exige la libération de Succès Masra ou des preuves solides

Le chef de file de l’opposition tchadienne, Pahimi Padacké Albert, s’est exprimé publiquement sur l’arrestation du président du parti Les Transformateurs, Dr Succès Masra, actuellement placé sous mandat de dépôt. Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook officielle, il dénonce une possible instrumentalisation de la justice à des fins politiques et appelle à des mesures immédiates.

« Nous suivons avec une attention soutenue l’interpellation suivie de la mise sous mandat de dépôt du Président du parti Les Transformateurs, M. A. MASRA Succès », déclare-t-il en préambule, soulignant la gravité de la situation.

Une arrestation qui suscite la suspicion

Pour Pahimi Padacké Albert, l’arrestation et la détention de toute personne doivent être encadrées par la loi, tant sur le plan procédural que matériel. Cela est d’autant plus vrai, dit-il, lorsqu’il s’agit d’un acteur politique de premier plan. « À défaut, s’installe une suspicion légitime d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, notamment à l’encontre de l’opposition », déplore-t-il.

Un avertissement contre la dérive autoritaire

L’ancien Premier ministre met en garde contre un recul démocratique : « Une telle situation interpelle notre conscience collective sur les risques réels de restriction, par voie judiciaire, de l’espace d’expression politique pluriel dans notre pays. » Il rappelle que l’opposition doit pouvoir évoluer librement, sans crainte ni représailles, dans un cadre républicain sain.

Libération immédiate ou preuves irréfutables

Face à cette affaire, le leader de l’opposition formule une exigence claire : « soit la libération immédiate du Président A. MASRA Succès, soit la présentation rapide et publique de preuves irréfutables des accusations portées contre lui. » Il insiste sur la nécessité d’un traitement transparent du dossier et du respect absolu des droits de la défense.

Un appel au respect de l’État de droit

Enfin, Pahimi Padacké Albert adresse un message direct au gouvernement : « Le respect de l’État de droit n’est pas une option, mais une obligation ! » Pour lui, seule la rigueur juridique peut garantir la stabilité politique et sociale du pays.

Par Kenzo Brown 

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