États-Unis : Violentes manifestations à Los Angeles contre la politique migratoire de Trump

La ville de Los Angeles a été le théâtre de violents affrontements ce dimanche, alors que des milliers de manifestants ont protesté contre la récente décision du président Donald Trump de durcir la politique migratoire des États-Unis.

Selon les estimations des médias locaux, environ 250 000 personnes se sont rassemblées dans le centre-ville pour exprimer leur indignation face à une mesure jugée discriminatoire : l’interdiction d’entrée sur le territoire américain pour les ressortissants de 12 pays, dont six africains. Cette décision présidentielle a suscité une vive réaction dans les communautés concernées ainsi qu’au sein de la société civile américaine.

Heurts, interpellations et tensions avec les forces de l’ordre

La manifestation, initialement pacifique, a rapidement dégénéré en affrontements entre certains groupes de protestataires et les forces de l’ordre. Plusieurs blessés ont été recensés, des véhicules ont été incendiés, et de nombreuses interpellations ont eu lieu. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de panique, des charges policières, et des manifestants tentant de fuir les gaz lacrymogènes.

Face à l’escalade de la violence, la Garde nationale a été mobilisée sur ordre du président Trump. 300 militaires ont été déployés dans les zones sensibles de la ville. Une décision qui a suscité l’indignation du gouverneur de Californie, Gavin Newsom, qui a dénoncé une action unilatérale.

« Je n’ai pas été consulté. L’État de Californie rejette cette ingérence fédérale injustifiée. Il faut apaiser, non militariser la situation », a-t-il déclaré lors d’un point presse d’urgence à Sacramento.

Une mesure migratoire jugée raciste

La nouvelle politique migratoire américaine vise spécifiquement des pays majoritairement africains et musulmans. Parmi les six pays africains concernés figurent le Nigeria, le Tchad, le Soudan, la Somalie, l’Érythrée et la République démocratique du Congo. Les critiques dénoncent une mesure xénophobe, ciblant une fois de plus des populations vulnérables sous prétexte de sécurité nationale.

Des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch et ACLU, ont appelé à l’annulation immédiate du décret présidentiel et à la mise en place d’une politique migratoire « humaine et équitable ». Les protestations pourraient se poursuivre dans les jours à venir, notamment à Chicago, New York, Houston et Atlanta, où des mobilisations sont déjà en préparation.

Un climat politique de plus en plus tendu

Alors que les États-Unis approchent de l’élection présidentielle de novembre 2026, le président Donald Trump semble durcir le ton sur plusieurs fronts : immigration, sécurité intérieure, politique étrangère. Cette nouvelle crise migratoire pourrait devenir un enjeu central de la prochaine campagne électorale.

Le journal l’œil du Sahara suit de près l’évolution de la situation aux États-Unis et tiendra ses lecteurs informés des développements à venir.

Par Ousmane Diallo 

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