Cameroun:  Présidentielle 2025 : Paul Biya annonce sa candidature sur Facebook

C’est par une publication sur sa page Facebook officielle que le président Paul Biya a mis fin au suspense entourant la prochaine élection présidentielle. À 92 ans, le chef de l’État camerounais a annoncé sa candidature pour un nouveau mandat à la tête du pays, lors du scrutin prévu le 12 octobre 2025.

« Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la mesure de l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés.
Ensemble, il n’est pas de défis que nous ne puissions surmonter », a-t-il écrit.

Une annonce sobre mais lourde de portée

Sans discours télévisé ni conférence de presse, c’est sur les réseaux sociaux que Paul Biya a choisi de s’adresser directement à ses concitoyens. Une méthode de communication moderne pour un président dont la longévité au pouvoir fait désormais partie des plus longues au monde.

Cette déclaration intervient dans un climat politique chargé, où la question de la succession ou du renouvellement générationnel suscite de plus en plus de débats. Depuis plusieurs mois, des signaux indiquaient que le président n’avait pas l’intention de se retirer de la scène politique.

Un pays face à ses contradictions

Sur le plan national, les réactions sont partagées. Les partisans du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) saluent une « décision de sagesse et de stabilité ». À l’inverse, de nombreux opposants dénoncent une volonté de « confiscation du pouvoir » et appellent à une mobilisation en faveur de l’alternance démocratique.

La situation sécuritaire dans les régions anglophones, les défis économiques, le chômage des jeunes et la cherté de la vie seront sans doute au cœur des débats pendant la campagne électorale.

En route vers un scrutin à forts enjeux

Avec cette annonce, la course à la présidentielle est officiellement lancée. Les autres candidats potentiels, notamment ceux issus de l’opposition ou de la société civile, sont désormais interpellés. Reste à savoir si le jeu électoral pourra se dérouler dans un climat apaisé et transparent, condition essentielle à la légitimité du prochain mandat présidentiel.

Par Georges Domo 

Commentaires Facebook