Tchad : Me Valna Célestin Lamana : L’avocat qui redonne espoir aux plus vulnérables du Tchad
Dans l’enceinte feutrée du Palais de Justice de N’Djaména, où le marbre froid des couloirs semble parfois étouffer les cris de détresse, une voix s’élève avec force et conviction. Celle de Me Valna Célestin Lamana, un avocat qui a fait sienne la cause des « damnés de la terre », des oubliés, des sans-voix. À 39 ans, ce fils du Mayo-Kebbi Est est bien plus qu’un technicien du droit : il est le rempart de ceux que la société repousse dans l’ombre.
Né le 2 février 1987 dans une famille modeste, Valna Célestin Lamana n’a pas oublié d’où il vient. Son parcours est celui d’un homme qui a connu les doutes, les privations, mais aussi l’espoir que seul le savoir peut offrir.
Il nous dit qu’il est un survivant car pour lui, le long de voyage commence toujours par le premier pas et conseille aux jeunes de ne jamais abandonner pour quelques motifs qu’ils soient quand ils ont un objectif à atteindre.
Baccalauréat obtenu au lycée Maldom Bada Abass de Gounou-Gaya, il se destine d’abord à l’enseignement. En 2008 et 2009, il est vacataire au CEG de Berem Ngolla, dans sa région natale, transmettant aux enfants des campagnes les rudiments de l’instruction civique et du français.
Cette expérience d’enseignant, au contact des plus démunis, a gravé dans son cœur une conviction profonde : l’accès au droit est un droit fondamental, au même titre que l’éducation. « J’ai vu des familles entières ruinées par l’ignorance de leurs droits. Des pères de famille arrachés à leurs proches, des terres confisquées sans procès, des femmes violentées sans recours. C’est pour elles que j’ai choisi d’être avocat », confie-t-il avec émotion.
Le « Cabinet Lamana » : une maison de justice pour tous
Lorsqu’il fonde son propre cabinet le 21 octobre 2025, Me Lamana ne rêve pas de dossiers prestigieux et lucratifs. Il imagine un lieu où chaque citoyen, riche ou pauvre, puisse trouver une oreille attentive et une défense farouche. Son Mentor, le bâtonnier Djérandi Laguerre Dionro, ancien Bâtonnier et figure respectée du Barreau, l’a formé à cette vision exigeante du métier : l’avocat est d’abord un serviteur de la justice et de l’humain.
Dans son cabinet de N’Djaména, on ne compte plus les histoires de vies transformées. Il y a cette mère célibataire, chassée de son logement par un propriétaire sans scrupules, à qui il a obtenu une indemnisation exemplaire. Ce jeune étudiant, accusé à tort de vol, qu’il a tiré des geôles de la prison centrale. Ce paysan spolié de ses terres ancestrales par une société d’exploitation, qu’il a aidé à faire valoir ses droits devant la Cour suprême.
Un bouclier pour les victimes de l’injustice ordinaire
Dans un pays où la corruption gangrène parfois les rouages de l’administration et de la justice, Me Lamana refuse de plier. Il est de ceux qui n’hésitent pas à bousculer les puissants pour défendre les faibles. Son combat quotidien ? Dénoncer les procédures expéditives, les décisions rendues sans débat contradictoire, les atteintes aux droits de la défense.
L’humanisme de Me Lamana ne s’arrête pas aux portes de son cabinet. Régulièrement, il se rend dans les quartiers défavorisés de N’Djaména et les villages reculés du Mayo-Kebbi Est pour offrir des consultations juridiques gratuites. Il sait que pour beaucoup, le moindre déplacement au palais de justice est un parcours du combattant. Il va donc à leur rencontre, avec sa mallette et son cœur grand ouvert.
« Un avocat ne doit pas être un privilégié enfermé dans sa tour d’ivoire, martèle-t-il. Il doit descendre dans l’arène, être au chevet des affligés, des opprimés. » À ses yeux, chaque dossier est une vie, chaque victoire est une libération. Et il compte bien, année après année, élargir le cercle de ses actions pro bono pour que la justice tchadienne devienne enfin une justice pour tous.
Un modèle pour la jeunesse tchadienne
Me Lamana est aussi un passeur de savoir. Il reçoit régulièrement de jeunes stagiaires, étudiants en droit, à qui il transmet sa passion et son éthique. Il leur répète sans cesse : « Le droit n’est pas une arme pour écraser le faible, c’est un bouclier pour le protéger. »
À travers son parcours exemplaire, il prouve que l’excellence académique (il fut vice-major de promotion) de licence 3 et l’engagement citoyen peuvent aller de pair. Il montre surtout qu’il est possible, dans un pays en développement, de réussir sans renier ses valeurs.
Alors que le Tchad traverse une période troublée, où la confiance en la justice vacille, des hommes comme Me Valna Célestin Lamana sont des phares dans la nuit. Il ne promet pas la perfection d’un système, mais il incarne la promesse d’une défense acharnée, d’une écoute attentive et d’une humanité sans faille. Pour les démunis, les victimes et tous ceux qui cherchent justice, il est plus qu’un avocat : il est un ami, un soutien, une dernière chance.
Comme il aime à le conclure, avec un sourire empreint de sérénité : « Dans chaque affaire que je défends, je vois le visage d’un père, d’une mère, d’un enfant. Si je peux redonner dignité à une seule personne, ma journée est réussie. »
Il se fixe comme slogan : une pratique fondée sur la rigueur, la maitrise de la procédure, la qualité de la rédaction juridique et le suivi méthodique des dossiers, avec une attention constate portée à l’éthique professionnelle et à la défense des intérêts confiés.
Contact Cabinet Lamana Avocats :
+235 66 27 68 12 / +235 99 76 64 17
vclavocat2022@yahoo.com.
Par Kenzo Brown

