Tchad :  Faux titres académiques : le SYNECS tire la sonnette d’alarme et menace de poursuites judiciaires

 

Le Syndicat National des Enseignants et Chercheurs du Supérieur (SYNECS) dénonce vivement l’usurpation de grades universitaires attribués par un organisme non reconnu, le CAFAG-Mali. Le syndicat met en garde contre la prolifération de faux diplômes et appelle à la vigilance.

Le SYNECS a sorti l’artillerie lourde. Dans un communiqué rendu public ce [date], le Bureau Exécutif National du principal syndicat des enseignants-chercheurs tchadiens a exprimé « avec mépris et indignation » sa condamnation des pratiques frauduleuses liées à l’usurpation de titres et grades académiques attribués par le CAFAG-Mali.

Un organisme fantôme, selon le syndicat, qui n’est même pas reconnu par le ministère malien de l’Enseignement supérieur. « Conséquemment, il ne remplit pas les conditions pour solliciter une reconnaissance au Tchad », précise le texte, qui coupe court à toute équivoque.

Le SYNECS rappelle, dans son communiqué n°003/2026, que seules deux instances sont habilitées à délivrer des grades académiques valides sur le continent : le CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur) et le CSUE (Conseil Supérieur des Universités Égyptiennes). « Tout autre titre ou grade académique ne relevant pas de ces deux instances internationalement reconnues est considéré comme faux et usage de faux », avertit le syndicat, qui entend ne pas laisser passer ces agissements.

Le ton est résolument ferme. Le Bureau Exécutif indique se réserver le droit d’engager des actions judiciaires contre les auteurs de ces pratiques frauduleuses, sans toutefois citer de noms ni préciser l’ampleur du phénomène dénoncé.

Par ailleurs, le SYNECS appelle l’ensemble des enseignants et chercheurs « à rester sereins, vigilants et mobilisés pour défendre la qualité et l’intégrité du système éducatif et universitaire tchadien ». Une mise en garde qui intervient alors que la question des diplômes falsifiés empoisonne régulièrement les débats dans plusieurs pays d’Afrique francophone.

Signé par le président du BEN, le Dr Djim-Adjim Tabo, le communiqué a été transmis aux principales institutions de l’État, suggérant que le syndicat attend une réaction des pouvoirs publics face à ce qu’il considère comme une atteinte grave à l’éthique académique et à la crédibilité des universités tchadiennes.

Par Mbaikoula Philippe 

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