Arabie Saoudite : Explosions et incendie près de l’aéroport de Riyad : le trafic aérien fortement perturbé
Ce samedi, l’aéroport international King Khalid de Riyad, en Arabie saoudite, fait face à des « perturbations majeures ». Des explosions ont retenti dans la nuit et des flammes ainsi qu’une épaisse fumée sont visibles autour d’un réservoir de carburant situé à proximité de l’aéroport.
Selon l’Agence France-Presse, les autorités saoudiennes ont émis tôt samedi une alerte pour « menace aérienne hostile » à l’intention des habitants de la capitale, leur demandant de rester à l’intérieur. C’est la première alerte de ce type à Riyad depuis l’escalade du conflit avec les rebelles houthis du Yémen ce mois-ci. Peu après cette alerte, plusieurs explosions puissantes ont été entendues dans la ville.
Quelques heures plus tard, des témoins ont aperçu d’épais panaches de fumée noire et des flammes s’élever près de l’aéroport. Un journaliste de l’AFP présent sur place a vu un réservoir de carburant portant le logo de la compagnie pétrolière nationale Saudi Aramco en feu, tandis que les pompiers tentaient de maîtriser les flammes.
Le site de suivi des vols Flightradar24 a classé l’aéroport de Riyad au niveau d’interférence maximal de 5.0, signalant « de longs retards et de nombreuses annulations de vols ». Selon certaines informations, les pistes 15L et 15R de l’aéroport seraient hors service.
Le bureau des médias du gouvernement saoudien n’a pas encore réagi officiellement à l’incident. Les autorités n’ont pas confirmé publiquement si l’incendie était d’origine criminelle
Les rebelles houthis ont revendiqué l’attaque, affirmant avoir utilisé des missiles balistiques, des missiles de croisière et des drones pour cibler Riyad ainsi que des installations pétrolières dans la région de la mer Rouge. Le groupe présente cette opération comme une riposte aux frappes aériennes saoudiennes sur la capitale yéménite, Sanaa. Ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Jusqu’à présent, les attaques houthies contre l’Arabie saoudite visaient principalement les installations pétrolières et les bases militaires du sud et de la côte de la mer Rouge. Riyad n’avait pas été directement menacée depuis la reprise du conflit en juillet.
Par Cherif Keita

