Afrique du Sud : un nigérian abattu dans un bar à pretoria, une dispute autour d’un verre serait à l’origine du drame

 

Olatunde Olaleye, ressortissant nigérian, a été tué par balle le 21 septembre alors qu’il travaillait dans un établissement de Mamelodi, à Pretoria. L’Union nigériane (NUSA) dénonce un acte gratuit et réclame justice.

Un nouveau drame vient endeuiller la communauté nigériane en Afrique du Sud. Le 21 septembre, Olatunde Olaleye, un Nigérian de 40 ans, a été abattu alors qu’il se trouvait en service dans un bar de Mamelodi, à Pretoria. Selon l’Union nigériane (NUSA), l’auteur présumé des faits est un ressortissant sud-africain.

D’après le communiqué publié par Smart Nwobi, président de la NUSA, le drame aurait éclaté à la suite d’une banale dispute. Le différend portait sur un verre que la victime aurait emporté à l’extérieur de l’établissement. Le suspect aurait alors quitté les lieux avant de revenir armé et d’ouvrir le feu sur Olaleye.

Toujours selon la NUSA, l’homme aurait ensuite menacé la direction du bar, affirmant que ses complices reviendraient. Une version qui, si elle est confirmée, témoigne d’une montée inquiétante de la violence à l’encontre des étrangers dans le pays.

La NUSA a exprimé sa profonde consternation face à ce drame. « Nous ne pouvons pas continuer à perdre des Nigérians de cette manière, à briser des familles et à plonger des communautés dans la peur », a déclaré Smart Nwobi. L’organisation appelle les autorités sud-africaines à mener une enquête « approfondie, transparente et équitable » afin que la justice soit rendue.

La NUSA invite également la mission diplomatique nigériane en Afrique du Sud le consulat général et le haut-commissariat à Pretoria  à user de tous les canaux diplomatiques pour obtenir justice et renforcer la protection des ressortissants nigérians dans le pays.

La mort d’Olatunde Olaleye n’est malheureusement pas un cas isolé. Selon des médias locaux, un autre Nigérian a été tué le même jour. Début septembre, l’évêque nigérian Taiwo Fakunle, âgé de 58 ans, avait été abattu de plus de sept balles à son domicile de Kensington, à Johannesburg. Un autre ressortissant nigérian, James Nwankwo, était décédé après un interrogatoire mené par la police sud-africaine au Cap.

Ces événements surviennent dans un contexte de recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud depuis le début de l’année. Le gouvernement nigérian a déjà réagi à plusieurs reprises, appelant les autorités sud-africaines à prendre des mesures plus fermes pour garantir la sécurité des étrangers sur leur territoire.

Par Rodrigue Izumo 

Commentaires Facebook