France « Je n’exclus rien » : Emmanuel Macron n’écarte pas l’idée d’un troisième mandat
À quelques mois de la fin de son second mandat, Emmanuel Macron a surpris en refusant de fermer la porte à un éventuel retour à l’Élysée. Interrogé par le média américain Variety lors du Sommet Lumière à Saint-Paul-de-Vence, le chef de l’État a admis qu’une telle hypothèse serait « inhabituelle », sans toutefois l’écarter totalement.
« La vie est inventive, parfois plus que dans les films »
« Je n’exclus rien », a confié Emmanuel Macron, relançant l’idée d’une troisième candidature. « C’était la mission d’une vie, et je suis extrêmement honoré, fier de l’avoir fait durant toutes ces années, et après ça, il faudra que je me réinvente. Mais je n’exclus rien. C’est inhabituel de revenir, mais nous verrons. La vie est inventive, parfois plus que dans les films. »
Le président a néanmoins tenu à rappeler les règles constitutionnelles : « Notre Constitution permet deux mandats consécutifs. Donc je vais finir mon mandat en mai prochain, et les Français éliront quelqu’un d’autre. » Si l’article 6 de la Constitution prévoit que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs », il ne fixe aucune limite au nombre total de mandats qu’un chef de l’État peut effectuer au cours de sa vie.
Ces propos marquent un contraste avec ceux tenus quelques mois plus tôt. En avril dernier, à un an de la fin de son mandat, Emmanuel Macron affirmait : « Je n’ai pas de plan de carrière. Je n’ai pas fait de politique avant, et je n’en ferai pas après. »
La déclaration a suscité de vives réactions, aussi bien chez les soutiens du président que chez ses opposants. « Vous n’êtes pas parti qu’il me tarde déjà de votre retour en 2032 », écrit un internaute. « On ne veut pas de ton comeback », réplique un autre.
Pour certains responsables politiques, cette sortie révèle une ambition inavouée. « C’est aussi cynique que malin pour satisfaire ses ambitions. Il attend que Marine Le Pen ait réparé tous les dégâts qu’il aura faits dans le pays pour revenir », estime notamment l’eurodéputé André Rougé, en charge de l’outre-mer au sein du Rassemblement national.
2027 déjà en ligne de mire
Cette déclaration intervient alors que la course aux candidatures pour l’élection présidentielle de 2027 est déjà lancée. Emmanuel Macron achèvera son second mandat en mai prochain, et les Français seront appelés à désigner son successeur.
Par Ousmane Diallo

