Bénin : Abomey-Calavi : Une masseuse camerounaise poursuivie après le décès de deux enfants
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Le tribunal d’Abomey-Calavi a examiné, ce mercredi 7 octobre 2026, une affaire tragique impliquant une masseuse de nationalité camerounaise. Détenue depuis près de trois semaines, la praticienne est mise en cause par des parents suite au décès de deux enfants pris en charge à son cabinet. Le dossier a été renvoyé au 21 octobre prochain.
L’audience s’est tenue ce mercredi devant la juridiction d’Abomey-Calavi. La prévenue, une masseuse camerounaise, répond aux questions de la justice dans une affaire qui suscite l’émotion. Les faits remontent à plusieurs semaines, lorsqu’une mère de famille, à la recherche de soins pour son enfant, découvre les services de la praticienne sur les réseaux sociaux.
Selon les déclarations faites à la barre par les parents des deux victimes, la prise en charge a été décidée après plusieurs échanges en ligne. Ils se sont ensuite rendus au lieu de travail de la masseuse. À l’époque, l’un des enfants éprouvait des difficultés à s’asseoir, tandis que le second avait des difficultés à bouger le cou.
C’est après le décès des deux enfants que la situation a basculé. L’une des mères a formellement mis en cause la masseuse. Elle a déclaré devant le tribunal avoir constaté, durant les séances de massage, que les bouches et les yeux des enfants auraient été scotchés. Une affirmation grave, qui a été vivement contestée par la défense. Celle-ci a soutenu à l’audience que le nez est l’organe intervenant dans la respiration, suggérant ainsi que le fait de couvrir la bouche n’aurait pas pu être la cause directe d’une asphyxie.
Face à ces versions divergentes et à la complexité du dossier, le tribunal a choisi de ne pas statuer sur le fond ce mercredi. La juridiction a décidé de renvoyer l’affaire au 21 octobre prochain.
Ce délai doit permettre aux parents des victimes de produire les supports vidéo mentionnés dans le dossier. Ces éléments, s’ils existent, pourraient s’avérer déterminants pour établir la réalité des faits décrits par l’accusation.
Dans cette procédure, les intérêts des familles des victimes sont défendus par Me Omer Sylvain Tchiakpè. À ce stade de l’enquête, les circonstances exactes des décès ainsi que les éventuelles responsabilités de la masseuse restent à établir par la justice. La prévenue, qui comparaîtra de nouveau à la fin du mois, reste présumée innocente jusqu’à l’issue de son procès.
Par Georges Domo

