Côte d’Ivoire : « Douk Saga ne buvait pas, il ne fumait pas » : Laurent Oula brise le silence sur l’icône du coupé-décalé
Vingt ans après la disparition de Douk Saga, son ancien manager Laurent Oula sort de son silence pour dresser un portrait inattendu de l’icône du coupé-décalé. Dans une déclaration rapportée par les médias ivoiriens, il affirme que l’artiste ne touchait ni à l’alcool ni au tabac, rejetant ainsi les clichés souvent associés à la vie de bohème de la star.
« Douk Saga ne buvait pas, il ne fumait pas. Tout ce qu’on faisait, c’était du boucan », a déclaré Laurent Oula, avant de lâcher avec malice : « Il n’a jamais touché à l’alcool. Son seul défaut, c’était les femmes… »
Ces révélations viennent nuancer l’image d’un artiste souvent dépeint comme un fêtard invétéré, figure de proue d’un mouvement musical né dans les nuits abidjanaises et qui a conquis toute l’Afrique. Douk Saga, de son vrai nom Stéphane Boukris, s’est imposé au début des années 2000 comme le roi du coupé-décalé, un genre festif et exubérant qui célèbre la joie de vivre, l’élégance et la réussite.
Son manager d’alors insiste sur le côté festif sans excès de l’homme : « Tout ce qu’on faisait, c’était du boucan », rappelle-t-il, évoquant une atmosphère de fête et de bruit, mais sans les excès qui ont souvent été prêtés à l’artiste.
Douk Saga s’est fait connaître par des titres devenus cultes et par son style flamboyant, devenant une figure emblématique de la scène musicale ivoirienne. Il est décédé en 2006 à Abidjan, laissant derrière lui une génération d’artistes inspirés par son énergie et son charisme.
Selon Laurent Oula, l’homme derrière la légende était avant tout un artiste passionné, dont l’unique péché mignon était sa vie sentimentale mouvementée, loin des démons de l’alcool et de la cigarette.
Deux décennies après sa mort, l’héritage de Douk Saga reste vivant. Ses chansons continuent de résonner dans les mariages, les soirées et les cabarets de toute l’Afrique de l’Ouest, et le coupé-décalé demeure l’un des genres musicaux les plus populaires du continent. Son ancien manager espère sans doute que ces confidences permettront au public de redécouvrir l’homme sous un jour plus authentique.
Par Ousmane Diallo

