Iran : Reza Pahlavi salue l’invitation belge et s’apprête à alerter sur les menaces iraniennes
L’opposant iranien en exil prendra la parole ce dimanche à l’École royale militaire de Belgique. Il y dénoncera les dangers que la République islamique fait peser sur l’Europe, l’Ukraine et le Moyen-Orient.
Reza Pahlavi a tenu à remercier la Belgique pour l’avoir convié à s’exprimer devant l’École royale militaire belge. C’est l’intéressé lui-même qui a rendu publique cette invitation sur les réseaux sociaux, une information également confirmée par le ministre belge de la Défense, Theo Francken.
Dans son message, le fils du dernier chah d’Iran annonce qu’il mettra à profit cette tribune pour pointer du doigt les menaces sécuritaires émanant de Téhéran, qu’il estime dirigées contre l’Europe, l’Ukraine et le Moyen-Orient. Il évoque pêle-mêle le terrorisme, les cyberattaques, la fourniture de drones à la Russie et les missiles balistiques à longue portée.
« La République islamique demeure une grave menace pour la sécurité des États en Europe et au-delà. J’aborderai ces enjeux de sécurité cruciaux lors de mon intervention à l’Académie », a-t-il affirmé.
D’après les éléments communiqués, l’intervention de Reza Pahlavi est programmée pour le 6 novembre 2026. Le ministre Theo Francken avait lui-même annoncé cette venue sur les réseaux sociaux, mettant en avant une voix importante de l’opposition iranienne.
Âgé de 65 ans, Reza Pahlavi a quitté l’Iran en 1978 et vit depuis aux États-Unis. Il n’a jamais occupé de poste politique et n’est jamais retourné dans son pays natal. Il s’est fait connaître par son opposition au régime des mollahs et par sa proposition d’un référendum sur le futur régime politique de l’Iran, offrant le choix entre une république parlementaire et une monarchie constitutionnelle.
En l’invitant au sein de la plus haute institution militaire du pays, la Belgique envoie un signal clair : celui d’une écoute grandissante pour son discours sur les questions de sécurité internationale, à un moment où les relations entre l’Iran et les puissances occidentales restent particulièrement tendues.
Par Cherif Keita

