Tchad : le Ministère de l’Éducation interdit formellement les transferts d’élèves en 3e et en Terminale
C’est une décision aux répercussions immédiates pour le système éducatif tchadien. Par une circulaire officielle signée le vendredi 30 octobre 2026, le Ministre d’État, Ministre de l’Éducation Nationale, du Bilinguisme et de la Promotion Civique, Dr Mahamat Himat Ali Faro, a formellement interdit le transfert des élèves des classes de 3e et de Terminale d’un établissement à un autre. La mesure s’applique sur toute l’étendue du territoire national.
Le document, référencé sous le numéro 044/RT/MENBPC/SG/2026, ne laisse place à aucune ambiguïté. L’interdiction, qui prend effet immédiatement, concerne l’ensemble des établissements scolaires, qu’ils soient publics ou privés, et s’étend à toutes les Académies du pays. Désormais, aucun élève inscrit dans ces deux classes charnières ne pourra changer d’établissement.
Quatre objectifs majeurs
À travers cette décision, le département ministériel entend répondre à plusieurs préoccupations majeures. Selon le texte officiel, il s’agit d’abord de garantir la stabilité des parcours éducatifs et de préserver l’équilibre des effectifs, afin d’assurer une préparation sereine et rigoureuse aux examens officiels.
De manière plus spécifique, la circulaire vise à :
· Renforcer la discipline administrative au sein des établissements ;
· Prévenir les déséquilibres organisationnels ;
· Assurer la continuité pédagogique pour les élèves ;
· Limiter le nomadisme scolaire, une pratique jugée particulièrement préjudiciable pour les élèves des classes d’examen.
Le Ministre d’État instruit les responsables académiques de veiller à la stricte observation de cette disposition. La circulaire exige une diffusion diligente auprès de l’ensemble des chefs d’établissement, afin qu’aucune entorse ne vienne compromettre l’ordre éducatif. Tout manquement ou toute violation de cette règle sera considéré comme une atteinte au système éducatif.
En prenant cette mesure à quelques mois des examens du BEPC et du Baccalauréat, les autorités entendent ainsi mettre fin aux mouvements d’élèves de dernière minute et garantir à tous les candidats des conditions de travail optimales.
Par Mbaikoula Philippe

