Afrique  : le Burkina Faso va construire la plus grande usine de satellites 

 

Le Burkina Faso s’apprête à franchir un pas de géant dans la conquête spatiale. Un accord historique a été signé entre le gouvernement burkinabè et l’ingénieur éthiopien Bijay Naiker pour la création de la plus grande usine de satellites du continent. Un projet qui pourrait redessiner la carte technologique de l’Afrique.

C’est une annonce qui a secoué le cercle encore très fermé des nations spatiales. Le Burkina Faso, pays sahélien confronté à de multiples défis sécuritaires et économiques, a choisi de regarder vers les étoiles pour affirmer sa souveraineté. Un mémorandum d’entente a été officiellement signé entre le Président Ibrahim Traoré et l’ingénieur Bijay Naiker, actant la création d’un centre d’excellence de technologie satellitaire au cœur d’un parc industriel burkinabè.

Un hub technologique 100% africain

Ce projet ne se contentera pas d’assembler des composants importés. L’ambition affichée est de faire de ce site le premier véritable hub de technologie satellitaire totalement intégré du continent. L’usine produira des satellites destinés à des missions variées et cruciales : l’observation du territoire, les télécommunications, ou encore la gestion des ressources naturelles.

Pour Bijay Naiker, la dimension panafricaniste de l’initiative est centrale. En offrant aux ingénieurs et chercheurs africains une plateforme unique, ce projet entend briser la dépendance historique du continent envers les puissances spatiales étrangères. Le Burkina Faso pourra ainsi, à terme, surveiller son propre territoire et sécuriser ses communications de manière totalement autonome.

Une révolution industrielle et stratégique

L’enthousiasme gagne déjà les experts du secteur technologique, qui voient dans cette usine le point de départ d’une révolution industrielle numérique pour toute la sous-région. En investissant massivement dans le secteur spatial, le gouvernement de Ibrahim Traoré envoie un signal fort : la souveraineté technologique n’est plus un rêve lointain, mais une réalité en construction.

Ce projet ambitieux inscrit désormais l’Afrique sur la carte des constructeurs spatiaux. Au-delà de l’exploit technique, c’est une véritable indépendance stratégique qui se profile pour le continent, capable désormais de maîtriser ses propres outils d’observation et de communication depuis Ouagadougou.

Par Francis Kaboré

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