Belgique : Le ministre de la Défense dément avoir menacé « d’effacer Moscou de la surface de la terre »

 

Une polémique enfle à Bruxelles autour des déclarations attribuées à Theo Francken, ministre belge de la Défense. Selon un article du quotidien De Morgen, le ministre aurait menacé de « rayer Moscou de la carte » en cas d’escalade militaire entre la Russie et l’OTAN. Des propos que l’intéressé dément fermement, affirmant que ses paroles ont été déformées.

Dans une mise au point rendue publique ce vendredi, Theo Francken a précisé qu’il n’a « jamais tenu de propos appelant à la destruction de la Russie », mais qu’il avait simplement évoqué « la possibilité d’une réponse militaire coordonnée » en cas d’utilisation par Moscou de l’arme nucléaire sous-marine Poséidon.

« Mes déclarations ont été sorties de leur contexte. Il ne s’agissait pas d’une menace, mais d’un rappel du principe de dissuasion et de défense collective au sein de l’OTAN », a-t-il déclaré.

Une réaction tendue de Moscou

Ces propos, même déformés, n’ont pas manqué de susciter une réaction immédiate du vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, qui a répondu de manière virulente en adressant un message au ministre belge :

« C’est la dernière fois », aurait-il écrit, selon des sources diplomatiques relayées par les médias russes.

Cette réponse musclée illustre la sensibilité extrême des relations entre la Russie et les pays membres de l’OTAN, dans un contexte de tensions accrues autour de la guerre en Ukraine et des exercices militaires menés en Europe de l’Est.

L’OTAN prend ses distances

Face à la controverse, le ministre belge a tenu à rappeler la position officielle de son pays et de l’alliance atlantique :

« L’OTAN n’est pas en guerre avec la Russie et ne cherche pas à l’être. Notre objectif reste la défense collective et la stabilité internationale. »

Theo Francken a également appelé à « la responsabilité médiatique » pour éviter, selon lui, « des interprétations dangereuses susceptibles d’alimenter des tensions diplomatiques inutiles ».

Une affaire révélatrice

L’incident souligne une nouvelle fois la fragilité des équilibres diplomatiques et la puissance des mots dans un climat international tendu. À l’heure où la désinformation et les déclarations mal interprétées peuvent enflammer les relations entre États, ce démenti s’inscrit dans une volonté d’apaisement et de clarification.

Par Ousmane Diallo 

Commentaires Facebook