Cameroun : Foly Diran, la légende de « Délire », s’est éteint

Le Cameroun des médias et du divertissement vient de perdre l’une de ses figures les plus emblématiques. Foly Diran, de son vrai nom Veyreton Adrien Tafen, est décédé ce vendredi 27 mars 2026 à l’hôpital Général de Yaoundé, des suites d’une santé fragilisée ces dernières années. Il avait 68 ans.

Animateur vedette de la Cameroon Radio Television (CRTV), Foly Diran s’est imposé comme un visage incontournable du petit écran camerounais grâce à l’émission culte « Délire », qu’il a portée pendant près de deux décennies. Lancée au début des années 1990, cette émission est devenue une véritable institution, mêlant divertissement, découverte musicale et formation des jeunes talents. Pendant 17 ans, elle a servi de rampe de lancement à des générations d’artistes qui ont marqué la scène musicale camerounaise.

Né en 1958 à Bafoussam, dans l’ouest du Cameroun, Foly Diran était bien plus qu’un simple présentateur. Journaliste, producteur, formateur, chanteur et réalisateur, il a déployé un talent protéiforme au service de la culture. Son style unique, sa voix reconnaissable entre toutes et sa liberté de ton ont fait de lui une référence à une époque charnière où la télévision nationale devenait un espace privilégié d’expression pour la jeunesse.

Au-delà de son rôle d’animateur, il a contribué à révéler et encadrer de nombreux talents, s’imposant comme un véritable passeur. Sa carrière, jalonnée de succès, lui avait valu une place particulière dans le cœur des Camerounais, qui voyaient en lui un artisan majeur du divertissement populaire.

Ces dernières années, des informations récurrentes faisaient état d’une santé déclinante, alimentant l’inquiétude autour de cette icône du petit écran. Son décès plonge le monde des médias, de la musique et du divertissement national dans une profonde émotion.

De nombreuses réactions ont déjà commencé à affluer, saluant la mémoire d’un homme qui a marqué son époque et contribué à façonner le paysage audiovisuel camerounais. Avec la disparition de Foly Diran, c’est une page importante de l’histoire de la CRTV et de la culture camerounaise qui se tourne.

Par Georges Domo 

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