Cameroun : « Le père, premier mari » : les aveux choquants de Saint Désir Atango provoquent un tollé

 

Le Cameroun est sous le choc après la publication d’un message dérangeant de l’artiste Saint Désir Atango sur sa page Facebook. Dans une déclaration longue et confuse, l’homme reconnaît avoir entretenu des relations sexuelles avec ses propres filles, qu’il présente comme « consenties », et tente de justifier ses actes au nom d’une idéologie qu’il qualifie de « spirituelle et politique ».

Des propos choquants et une justification délirante

Se présentant comme « Christ » et « animiste fondamentaliste », Atango affirme que les tabous religieux autour de l’inceste seraient des instruments coloniaux visant à maintenir l’Afrique dans une forme de « domination mentale ». Il va jusqu’à écrire : « Les rapports sexuels entretenus avec mes propres filles et moi ont été consentants », avant d’accuser la mère de ses enfants d’avoir tenté de « briser ce lien » en reprenant la garde de l’une d’elles en 2022.

Dans sa publication, l’artiste révèle également être le père d’un enfant né de sa fille aînée, âgée de 31 ans. Une déclaration qui a provoqué une onde de choc dans l’opinion publique camerounaise et au-delà.

Rejet des institutions et absence de remords

Saint Désir Atango ne montre aucun signe de remords. Il s’attaque à la justice, aux religions et aux responsables politiques, appelant les parlementaires camerounais à « réviser leurs lois » en abandonnant ce qu’il appelle les « dogmes religieux copiés ». Selon lui, « le père était le premier mari de sa fille, comme au commencement ».

Il rejette toute accusation de séquestration concernant sa fille aînée, malgré une enquête judiciaire actuellement en cours.

Vague d’indignation et mobilisation des autorités

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Organisations de défense des droits de l’enfant, leaders religieux, associations féminines et citoyens ordinaires dénoncent unanimement les propos de l’artiste et exigent des poursuites judiciaires. Plusieurs voix appellent à son arrestation immédiate et à une enquête approfondie.

Les autorités camerounaises ont confirmé l’ouverture d’une procédure judiciaire. Des ONG spécialisées dans la protection de l’enfance se mobilisent pour assurer un accompagnement psychologique et juridique aux victimes présumées.

Une affaire qui secoue les consciences

Au-delà du choc suscité, cette affaire met en lumière la nécessité de renforcer la protection des enfants contre toutes formes de violences, notamment au sein même des familles. Elle soulève également des questions sur la banalisation de discours extrémistes et la responsabilité collective face à de telles dérives.

L’affaire Saint Désir Atango ne fait que commencer, mais déjà, elle marque un tournant dans la lutte contre l’inceste et l’impunité au Cameroun.

Par Georges Domo 

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