Cameroun:  Les camerounais de la diaspora vent debout contre le régime de Yaoundé, réclament la bonne gouvernance, la justice et la transparence électorale

La manifestation qui a eu lieu le samedi 18 mai 2024 à Paris Place de la République, a eu pour principal objectif la dénonciation contre le gouvernement dans sa gestion de la guerre dans les régions anglophones, l’expression de la colère en rapport avec la situation des militants de l’opposition incarcérés, la lutte contre les fraudes électorales, les injustices sociales, etc. Les manifestants exigent le retour à la norme.

Les groupes de camerounais de l’Hexagone opposés à la gouvernance de Paul Biya ne décolèrent pas suite à la gestion par les autorités des crises sociopolitiques et sécuritaires que traverse le pays. La mobilisation qui fait l’actualité, organisée par les résidents camerounais de l’Occident , a connu la présence des étrangers associés à la cause des initiateurs du mouvement, pour fustiger les dirigeants face aux violences incessantes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. De même, au tableau de la grogne, l’on dénonce l’incarcération des militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), principal parti politique de l’opposition, incarcérés depuis 4 ans. Les banderoles affichent les maux dont on fait allusion, suivis des portraits des personnes considérées comme victimes du pouvoir en place. « Cameroon stop repression » ; « Libérez tous les prisonniers politiques du Cameroun » ; « Non au tripatouillage en perspective, 2025 ne sera jamais 2018 » et bien d’autres slogans, traduisent leur ras-le-bol.
Paul Biya est pointé du doigt par les mécontents en tant que responsable du mal-être du pays. Ils exigent la libération sans condition de tous « les prisonniers politiques », l’organisation d’un dialogue national inclusif ainsi que la libération des détenus- défenseurs du sécessionnisme. Plusieurs manifestations allant dans ce cas ont été observées dans la diaspora camerounaise depuis 2019. A un an de l’élection présidentielle, les camerounais de l’étranger multiplient les moyens de pression pour inciter les autorités à promouvoir les valeurs démocratiques à l’instar de la liberté de manifestation, la liberté d’opinion. Le gouvernement va-t-il finalement prêter une oreille attentive à leurs doléances ?

Par William Omer Tchuisseu

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