Galamsey : des ressortissants togolais interpellés pour exploitation illégale de l’or au Ghana
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Les autorités ghanéennes ont procédé à l’interpellation de vingt-deux ressortissants togolais soupçonnés d’être impliqués dans des activités minières illégales dans le nord du Ghana, une région fortement touchée par le phénomène du galamsey.
Selon des sources sécuritaires, le service de renseignement de la police régionale de Savannah (région des Savanes) a intercepté un camion de marque Kia, immatriculé BA 223-12, transportant les suspects en direction de Tuntumba, une zone connue pour l’exploitation artisanale illégale de l’or. Les individus auraient eu pour objectif de mener des travaux d’extraction clandestine d’or brut.
Placés en garde à vue, les ressortissants togolais devraient être remis aux services de l’immigration ghanéenne afin que les procédures légales appropriées soient engagées.
Premier producteur d’or en Afrique, le Ghana fait face à une hémorragie inquiétante de ses ressources minières. Selon le rapport Mapping Ghana’s Expanding Gold Sector – Part One, publié en juin 2025 par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), plus de 30 % de la production nationale d’or serait perdue chaque année à cause de l’exploitation minière artisanale illégale.
Cette activité, communément appelée galamsey, représente une véritable criminalité transnationale aux conséquences multiples. Le rapport souligne notamment la déforestation massive, la pollution des sols et des cours d’eau au mercure et au cyanure, l’exploitation des femmes, la multiplication des conflits violents, ainsi que l’infiltration de réseaux criminels étrangers dans le secteur minier.
Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ghanéennes multiplient les opérations de répression et de contrôle, tout en appelant à une coopération régionale renforcée pour lutter efficacement contre cette menace économique, sociale et environnementale.
Par Rodrigue Izumo

