Gaza : Israël lance une offensive terrestre vers le centre de la ville

L’armée israélienne a annoncé, tôt ce mardi, le déclenchement d’une offensive terrestre majeure visant la ville de Gaza. Selon un responsable militaire, cette opération marque l’entrée dans la « phase principale » de l’assaut, avec pour objectif de neutraliser les combattants du Hamas estimés entre 2 000 et 3 000 dans ce secteur.

Les forces israéliennes affirment progresser vers le centre de la plus grande ville de l’enclave, appuyées par des bombardements intenses qui, durant la nuit, ont frappé des quartiers résidentiels. Des témoins évoquent des scènes de destruction : immeubles éventrés, familles piégées sous les décombres et exodes massifs vers le sud de la bande de Gaza.

« Il y a des bombardements partout… je ne supporte plus ça », témoigne Fida, une mère de famille contrainte de fuir à pied avec ses enfants. Des habitants décrivent également des colonnes de blindés et de chars pénétrant dans les rues, accompagnés de frappes aériennes.

La Défense civile parle d’un « massacre majeur », avec un bilan provisoire de 27 morts recensés mardi, s’ajoutant à une journée déjà meurtrière la veille. Les ONG locales dénoncent des frappes visant à la fois des positions du Hamas et le tissu social de la ville, poussant les civils à l’exode.

Sur le plan diplomatique, l’escalade inquiète plusieurs capitales. Berlin a qualifié l’offensive d’« extrêmement dangereuse » et appelle à un cessez-le-feu immédiat. Aux États-Unis, le secrétaire d’État Marco Rubio a réaffirmé le soutien « indéfectible » de Washington à Israël, tout en reconnaissant que la fenêtre diplomatique pour une solution négociée reste très étroite.

En Israël, plusieurs familles d’otages ont manifesté devant la résidence du Premier ministre, craignant pour la vie de leurs proches si les combats s’intensifient. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a toutefois assuré que l’opération se poursuivrait « jusqu’à ce que la mission soit achevée », promettant de frapper « d’une main de fer » les infrastructures du Hamas.

Pendant ce temps, les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme : hôpitaux débordés, pénuries de soins, déplacements massifs et conditions de vie en rapide dégradation pour les civils restés dans les zones de combat.

Par Frédéric Konaté 

Commentaires Facebook