Ghana : Jane Naana Opoku-Agyemang, première femme vice-présidente, une avancée historique

 

Dans un événement qui marque un tournant décisif dans l’histoire politique du Ghana, Jane Naana Opoku-Agyemang s’apprête à devenir la première femme vice-présidente du pays. Cette nomination intervient alors que le président sortant, Nana Akufo-Addo, a rencontré John Dramani Mahama, président élu, pour planifier une transition pacifique du pouvoir, prévue le 7 janvier 2025. Ce moment symbolique réaffirme les progrès du Ghana en matière d’égalité des sexes en politique, tout en inspirant l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.

Ancienne ministre de l’Éducation, Jane Naana Opoku-Agyemang a été choisie par Mahama comme sa colistière lors de l’élection présidentielle. Ce n’est pas sa première tentative, car elle avait déjà fait équipe avec lui lors des élections de 2020. À cette époque, Mahama avait souligné ses qualités exceptionnelles, la qualifiant de « fonctionnaire consciencieuse, érudite distinguée et modèle inspirant », renforçant ainsi la confiance en son aptitude à incarner ce rôle.

Née en 1951, Jane Naana Opoku-Agyemang est une icône respectée dans le monde académique. Première femme à diriger une université publique au Ghana, elle a ouvert la voie à d’autres femmes dans le domaine de l’enseignement supérieur. Diplômée en Études Françaises de l’Université de Dakar au Sénégal, son parcours reflète son dévouement à l’éducation et son engagement pour l’émancipation des femmes et des jeunes filles.

Durant son mandat en tant que ministre de l’Éducation entre 2013 et 2017, elle a introduit des réformes majeures visant à améliorer l’accès des filles à l’éducation, un défi de taille dans une société encore marquée par des inégalités de genre. Ses initiatives ont notamment permis de réduire les obstacles financiers et sociaux pour les jeunes filles, transformant ainsi des milliers de vies.

L’élection de Jane Naana Opoku-Agyemang à la vice-présidence est un jalon historique, non seulement pour le Ghana, mais aussi pour tout le continent africain. Elle incarne une avancée significative dans la représentation des femmes aux plus hauts niveaux de pouvoir. À l’aube de ce nouveau chapitre, son exemple renforce l’espoir d’un avenir où l’égalité des sexes sera pleinement réalisée, inspirant des générations de leaders féminins à travers l’Afrique et au-delà.

Un pas de plus vers un Ghana inclusif et égalitaire.

Par Rodrigue Izumo 

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