Guinée : Aliou Bah face à la justice : le président du MoDeL jugé pour offense au Chef de l’État et diffamation

 

Ce matin, Aliou Bah, président du parti Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), a comparu devant le Tribunal de Première Instance de Kaloum. Il est poursuivi pour offense au Chef de l’État et diffamation, des accusations qui suscitent un vif intérêt au sein de l’opinion publique et des milieux politiques guinéens.

Les faits reprochés

Aliou Bah est accusé d’avoir tenu des propos jugés offensants et diffamatoires à l’égard du Chef de l’État lors d’une récente déclaration publique. Selon les plaignants, ses mots auraient dépassé le cadre de la critique politique pour s’inscrire dans une logique d’attaque personnelle et d’atteinte à l’image de la plus haute autorité du pays.

Une forte mobilisation autour du tribunal

Dès les premières heures de la matinée, des militants et sympathisants du parti MoDeL se sont rassemblés aux abords du Tribunal de Kaloum pour afficher leur soutien au leader politique. Munis de pancartes et scandant des slogans en faveur de la liberté d’expression, ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation politique.

La défense d’Aliou Bah

Dans une déclaration avant son entrée au tribunal, Aliou Bah a réaffirmé son engagement pour la démocratie et la liberté d’expression en Guinée. « Je reste fidèle à mes convictions et prêt à répondre devant la justice, mais je refuse de me laisser museler par des intimidations », a-t-il déclaré, visiblement serein et déterminé.

Les enjeux du procès

Ce procès dépasse le simple cadre juridique et revêt une forte dimension politique. Il pose la question de la liberté d’expression en Guinée et des limites à ne pas franchir dans le débat public. L’issue de cette affaire pourrait établir un précédent important pour les relations entre les opposants politiques et les autorités au pouvoir.

Un verdict attendu avec impatience

Le tribunal a entamé les premières auditions, et les débats promettent d’être houleux. Les avocats de la défense plaident en faveur du droit à la critique dans une démocratie, tandis que la partie plaignante exige que les propos jugés offensants soient sanctionnés conformément à la loi.

Le verdict de ce procès est très attendu, tant par les acteurs politiques que par les citoyens guinéens, qui y voient un test crucial pour l’état de droit et la liberté d’expression dans le pays.

Par Frédéric Konaté 

Commentaires Facebook