Libye : sept migrants, dont trois enfants, retrouvés morts sur une plage libyenne
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Nouveau drame en Méditerranée centrale. Le Croissant-Rouge libyen a annoncé ce dimanche 22 février 2026 la découverte des corps sans vie de sept migrants, parmi lesquels trois enfants, sur un rivage de Qasr Al-Akhyar, une localité située à environ 70 kilomètres à l’est de la capitale Tripoli.
Cette macabre découverte alourdit un peu plus le bilan humain déjà très lourd en ce début d’année en Méditerranée centrale, la route migratoire la plus dangereuse au monde. Selon les premières constatations, les corps se trouvaient sur la plage, vraisemblablement rejetés par la mer après un naufrage.
La tempête Harry en cause
Si l’identification des victimes n’a pas encore eu lieu, les organisations de secours maritimes établissent un lien probable avec les conditions météorologiques extrêmes du mois de janvier. En effet, le passage de la violente tempête Harry, caractérisée par des vents déchaînés et des vagues atteignant jusqu’à 16 mètres de haut, avait transformé la traversée en piège mortel pour les embarcations de fortune.
L’ONG italienne Mediterranea Saving Humans avait alors évoqué la disparition possible d’un millier de personnes, parties des côtes libyennes ou tunisiennes, qui n’avaient aucune chance de survie face à une mer déchaînée. SOS Méditerranée confirme que ces derniers corps pourraient être les stigmates de cette période noire.
Un début d’année 2026 déjà meurtrier
Ces nouveaux décès confirment la tendance alarmante de l’année 2026. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) fait état d’au moins 484 migrants morts ou portés disparus en Méditerranée depuis le début du mois de janvier. Un chiffre qui ne cesse de s’alourdir au fil des semaines et des découvertes macabres comme celle de Qasr Al-Akhyar.
Malgré les dangers, la Libye reste un point de départ majeur pour des milliers de personnes fuyant les conflits, l’instabilité et la pauvreté. Dans ce contexte, l’Union européenne envisagerait de renforcer sa coopération avec les autorités locales pour coordonner les interceptions en mer, notamment depuis la ville de Benghazi, à l’est du pays. Une stratégie qui, si elle vise à limiter les départs, est régulièrement critiquée par les organisations humanitaires qui pointent le sort inhumain réservé aux migrants dans les centres de détention libyens.
Par Rodrigues Izumo

