Maroc : CAN 2025 : Les lasers font déjà leur retour, malgré l’interdiction formelle de la CAF
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Le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a été marqué ce dimanche 21 décembre par un spectacle vibrant, une victoire du Maroc et… le retour immédiat d’une pratique pourtant interdite : l’utilisation de pointeurs laser en direction des joueurs. Dès le match d’ouverture entre le Maroc et les Comores, des faisceaux lumineux verts ont été aperçus ciblant les athlètes sur la pelouse, jetant une ombre sur les engagements de la Confédération Africaine de Football (CAF) en matière de fair-play et de sécurité.
Une interdiction claire, mais déjà ignorée
Quelques jours seulement avant le début de la compétition, la CAF, en collaboration avec le Comité Local d’Organisation, avait publié une liste détaillée des objets prohibés dans les stades, mentionnant explicitement les pointeurs laser. Ces dispositifs, souvent utilisés pour déstabiliser les joueurs – particulièrement les gardiens de but lors des penalties ou des coups de pied arrêtés –, ont été régulièrement au cœur de polémiques lors de précédentes éditions.
La CAF avait alors réaffirmé sa position : « Un tel comportement nuit au fair-play et ternit l’image mondiale du football africain ». Pourtant, lors de la première rencontre du tournoi, cette règle semble déjà avoir été contournée.
Des faisceaux visibles en direct
Tout au long de la rencontre, des flashs lumineux verts ont été repérés, visant notamment les joueurs comoriens lors de phases sensibles. Les images diffusées en direct ont permis aux téléspectateurs du monde entier de constater ces agissements, provoquant une vive réaction sur les réseaux sociaux et parmi les observateurs.
« C’est décevant, mais malheureusement pas surprenant », a réagi un ancien arbitre international sous couvert d’anonymat. « Les lasers sont devenus une arme de distraction massive dans certains stades africains. Leur interdiction doit s’accompagner de mesures de contrôle drastiques à l’entrée des enceintes. »
Un défi sécuritaire pour l’organisation
Cet incident pose dès les premiers jours un sérieux défi logistique et sécuritaire pour les organisateurs. La CAF et les autorités marocaines devront renforcer les contrôles aux accès des stades et sensibiliser davantage les supporters aux risques encourus – pouvant aller jusqu’à l’expulsion immédiate et des poursuites.
La présence de ces lasers relance également le débat sur l’intégrité sportive : jusqu’où peut-on tolérer des tentatives manifestes de déstabilisation psychologique des joueurs ?
La CAF sommée de réagir
À quelques heures de la suite de la compétition, la pression monte sur la CAF pour qu’elle prenne des mesures exemplaires. Les équipes en compétition, notamment celles qui évolueront dans des groupes à haute tension, pourraient légitimement s’inquiéter de voir ces pratiques se généraliser.
Le tournoi, dont l’ambition affichée est d’être « la CAN la plus stratégique et la mieux organisée de l’histoire », ne peut se permettre d’être entaché par des incidents évitables. La beauté du jeu, les exploits sportifs et l’esprit festif doivent rester au centre de l’attention, pas les faisceaux lumineux malveillants.
La balle est désormais dans le camp des autorités. Les yeux du continent – et du monde – sont tournés vers le Maroc.
Par Issa Abdou

