Tchad : Affaire Mandakao : le procureur met en garde contre toute entrave à l’enquête

 

Lors d’un point de presse tenu ce samedi 14 juin 2025, le procureur de la République, Oumar Mahamat Kedelaye, a lancé un avertissement ferme à l’attention des journalistes, militants associatifs et membres de la société civile impliqués dans l’affaire de Mandakao, localité théâtre de récents événements tragiques.

Le magistrat a rappelé que le dossier est désormais entre les mains des juridictions compétentes, avec une enquête préparatoire ouverte par le parquet d’instance, et que des juges d’instruction sont à pied d’œuvre. Face à la sensibilité de l’affaire, le procureur a dénoncé certaines initiatives jugées “intrusives” : « Toute action parallèle menée en dehors du cadre légal peut être assimilée à une entrave à la justice ou à une usurpation de fonctions judiciaires », a-t-il prévenu.

Un appel à la retenue

Oumar Mahamat Kedelaye a exhorté les professionnels des médias et les acteurs de la société civile à faire preuve de responsabilité :

« Nous comprenons l’émotion et l’intérêt suscités par cette affaire. Mais nous appelons chacun à respecter la procédure judiciaire en cours. Il s’agit de garantir l’intégrité de l’enquête et la sérénité du processus judiciaire. »

Le procureur a également rappelé que les infractions liées à l’entrave à la justice sont passibles de poursuites pénales, et a indiqué que les services compétents surveillent les déplacements vers Mandakao ainsi que les prises de parole publiques relatives à l’affaire.

Une affaire suivie de près

Pour rappel, Mandakao, village situé dans la province du Hadjer Lamis, a récemment été le théâtre d’un drame aux circonstances encore floues, provoquant une onde de choc dans l’opinion publique nationale. Les autorités judiciaires affirment leur engagement à faire toute la lumière sur les faits, dans le strict respect des lois en vigueur et des droits des victimes.

Journal l’œil du Sahara continuera de suivre l’évolution de cette affaire et tiendra ses lecteurs informés des suites judiciaires.

Par Mbaikoula Philippe 

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