Tchad : « Bâtir un nouveau Tchad » le défi de Salzabo Dimougna et ATPAD
Porteur d’une vision ambitieuse pour un Tchad pacifié et prospère, Salzabo Dimougna incarne l’engagement d’une jeunesse déterminée à agir pour le changement. À travers l’Association Tchadienne pour la Paix et le Développement Durable (ATPAD), qu’il préside, il œuvre inlassablement pour renforcer la cohésion sociale, lutter contre les violences et promouvoir un développement inclusif.
Un parcours marqué par l’engagement associatif.
Diplômé d’une licence au Tchad et d’un Master 2 en Géographie physique au Cameroun, Salzabo Dimougna s’est très tôt investi dans le milieu associatif. Dès 2013, il rejoint plusieurs organisations de jeunesse avant de prendre les rênes du Comité d’Organisation pour la Paix en Milieu Scolaire. Son leadership lui vaut d’être élu en 2018 Secrétaire à l’information et porte-parole du Conseil National Consultatif de Jeunes (CNCJ) actuel Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT).
Malgré les défis rencontrés, il persévère et intègre en 2019 un projet d’appui aux chaines des valeurs (PACV) de la Banque Mondiale, puis il éprit de questions de volontariat il intégrera en même année le Comité pour le Développement du Volontariat (CDVT) où il contribue au développement du volontariat en tant que responsable du suivi et de la formation des volontaires poste qui lui permettra d’encadrer et d’accompagner des dizaines des jeunes tchadiens.
L’ATPAD : une réponse aux défis sociaux et environnementaux
Convaincu que « le développement ne peut être durable sans paix », Salzabo co-fonde en 2016 l’ATPAD, officiellement agréée en 2022. Cette association s’attaque aux problématiques cruciales :
– Éducation inclusive* (construction de salles de classe pour sinistrés des inondations en 2022),
– Médiation des conflits (agriculteurs-éleveurs, comités de veille dans le chari Baguirmi, le Guera et le Mayo-Kébbi Ouest),
– et Santé communautaire et résilience climatique,
– Lutte contre les violences basées sur le genre,
– Protection de l’environnement*
-Plaidoyer et sensibilisation à la protection de la digue du 9e arrondissement de la ville de N’Djamena Etc…..
En partenariat avec le *Ministère de l’Éducation nationale et l’UNICEF, l’ATPAD promeut également **la paix en milieu scolaire*, un enjeu clé dans un pays où les tensions communautaires persistent.
Des défis financiers, mais une détermination intacte.
Si les actions de l’ATPAD ont un *impact tangible, l’association peine à déployer tout son potentiel faute de moyens. * »Nos initiatives reposent sur les cotisations de nos membres, ce qui limite notre champ d’action », explique Salzabo. Lors des *inondations de 2024* dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena, le manque de ressources a entravé l’aide aux populations affectées.
Face à ces obstacles, l’ATPAD *lance un appel aux partenaires techniques et financiers. * »La paix au Sahel est fragile. Renforcer la cohésion sociale, c’est prévenir des conflits aux conséquences dévastatrices », insiste son président.
Une inspiration pour la jeunesse tchadienne
L’histoire de Salzabo Dimougna et de l’ATPAD rappelle que le *changement naît de l’engagement local*. Dans un contexte sahélien marqué par l’insécurité et les crises climatiques, leur modèle associatif offre une lueur d’espoir.
À propos de l’ATPAD :
Fondée en 2016, l’Association Tchadienne pour la Paix et le Développement Durable (ATPAD) agit pour la cohésion sociale, l’éducation et la résilience climatique. Reconnue en 2022, elle intervient dans plusieurs provinces du Tchad.
Par Kenzo Brown

