Tchad : La Présidence alerte sur une campagne de désinformation et serre les rangs autour des FDS

Face à une propagation inquiétante de rumeurs sur les réseaux sociaux, la Présidence de la République a rompu le silence, dimanche 22 décembre, par un communiqué vigoureux. Elle y dénonce une offensive de « désinformation » ciblant délibérément les institutions nationales et certaines figures publiques.

Une rumeur spécifique visant l’armée

La réaction des autorités fait notamment suite à une rumeur récente circulant en ligne, qui laisserait entendre l’existence de tensions au sein des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). La Présidence balaye cette allégation, la qualifiant de « totalement infondée ».

Une origine présentée comme étrangère et hostile

Le texte officiel va plus loin en attribuant ces campagnes à des « acteurs agissant à la solde d’officines étrangères ». Selon la Présidence, ces entités feraient de la désinformation une arme de « guerre psychologique », dans le but avoué de saper « l’unité nationale, la cohésion sociale et la stabilité de l’État ». Des poursuites judiciaires pour atteinte à la sécurité nationale sont évoquées.

Un soutien sans faille réaffirmé aux forces armées

En réponse, le Président de la République, Chef suprême des Armées, a tenu à exprimer sa confiance « entière et inconditionnelle » aux FDS et à leur commandement. Il a rendu hommage à leur « professionnalisme » et à leur « dévouement », les appelant à rester focalisés sur leurs missions.

Double réaction : prudence citoyenne et fermeté judiciaire

La Présidence a également enjoint la population à la plus grande prudence, l’invitant à exercer son « discernement » et à éviter de partager des informations non vérifiées, en se fiant exclusivement aux sources officielles.

Sur le plan pénal, l’exécutif passe à l’offensive. Le Chef de l’État a demandé au Premier ministre de mobiliser tous les leviers légaux pour « identifier et poursuivre » les responsables de ces campagnes de diffusion de fausses informations. La Présidence assure que l’État est déterminé à protéger la stabilité du pays et l’autorité de ses institutions.

Par Mbaikoula Philippe

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