Tchad : Le MPS remporte largement les premières élections sénatoriales
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Le Mouvement patriotique du salut (MPS), parti du Président de transition, a remporté une victoire écrasante aux premières élections sénatoriales de l’histoire du Tchad. Selon les résultats proclamés mardi par le Conseil constitutionnel, le MPS s’est adjugé 43 sièges sur les 46 en jeu, confirmant ainsi sa domination sur la scène politique nationale.
Une victoire sans surprise pour le parti au pouvoir
Ce scrutin marque l’ultime étape de la transition politique amorcée après le décès du Président Idriss Déby Itno en avril 2021. La nouvelle chambre haute du Parlement est composée de 69 membres, dont 46 sénateurs élus au suffrage indirect et 23 désignés directement par le chef de l’État.
Sans surprise, le MPS figure également en force sur la liste des 23 sénateurs nommés, publiée ce mardi, ce qui renforce son contrôle sur cette institution clé. Cette large majorité permet au parti présidentiel de disposer d’une influence considérable dans le processus législatif et décisionnel du pays.
Une transition politique en phase finale
L’organisation des sénatoriales constituait la dernière étape du calendrier de transition mis en place après la disparition d’Idriss Déby Itno. Depuis avril 2021, le pays a traversé une période de réformes institutionnelles et de tensions politiques, aboutissant aux élections législatives et sénatoriales censées préparer le retour à un régime civil.
Avec cette victoire, le MPS consolide son emprise sur les institutions tchadiennes et se positionne en acteur incontournable du paysage politique post-transition. Toutefois, cette domination suscite des interrogations quant à l’inclusivité du processus et à la marge de manœuvre réelle laissée à l’opposition.
Quelles perspectives pour la nouvelle chambre haute ?
La mise en place du Sénat ouvre une nouvelle ère pour le Tchad, avec un Parlement bicaméral qui devra jouer un rôle dans l’adoption des lois et le contrôle de l’exécutif. Reste à voir dans quelle mesure cette institution pourra garantir un véritable équilibre des pouvoirs et une représentation pluraliste des différentes sensibilités politiques du pays.
Alors que la transition touche à sa fin, les regards sont désormais tournés vers la prochaine élection présidentielle, qui devrait constituer l’ultime étape du retour à l’ordre constitutionnel.
Par Kenzo Brown

