Tchad : L’enseignant Koskebaye Jean Ninga retrouvé mort à Bitkine, quinze ans de passion au service des élèves
La consternation règne dans la ville de Bitkine et au sein du département d’Abtouyour. L’enseignant Koskebaye Jean Ninga, figure respectée du monde éducatif local, a été retrouvé mort, plongeant ses proches, ses collègues et ses élèves dans une vive émotion.
Professeur de français et de philosophie au lycée moderne de Bitkine pendant près de quinze ans, Monsieur Ninga était bien plus qu’un simple enseignant. Il était un modèle, un repère pour des générations d’élèves qu’il a formés à l’excellence, à la rigueur et à l’intégrité.
« Il marquait par la qualité de son enseignement, mais aussi par son sens élevé de l’éthique et son engagement indéfectible en faveur de l’éducation », témoigne un collègue, la voix empreinte de tristesse.
Un pédagogue passionné et une figure morale
Au-delà des compétences pédagogiques, c’est l’homme que toute une communauté pleure aujourd’hui. Reconnaissable par sa rigueur intellectuelle, sa sagesse et sa grande probité morale, Koskebaye Jean Ninga incarnait les valeurs d’un enseignant dévoué corps et âme à sa mission.
« Il était profondément attaché à la transmission du savoir et aux valeurs humaines », ajoute un ancien élève devenu à son tour enseignant, qui dit avoir perdu un guide.
Sa disparition constitue une perte immense pour la ville de Bitkine, qui perd l’un de ses fils les plus estimés, et pour l’ensemble du département d’Abtouyour, privé soudainement d’un éducateur d’exception.
Pour l’heure, les circonstances exactes de son décès restent floues. Les autorités locales ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes réelles de cette mort qui suscite déjà de nombreuses interrogations au sein de la population.
En attendant les résultats des investigations, la communauté éducative de Bitkine reste sous le choc, organisant déjà des veillées et des hommages pour saluer la mémoire de celui qui a tant donné à la jeunesse.
« Que son âme repose en paix », souffle en conclusion un proche, écho à la prière qui monte de toute une ville en deuil.
Par Mbaikoula Philippe

