Tchad : Mawndoe Célestin, membre du Jury du FESPACO 2025 : Un parcours artistique d’exception
Vingt-six ans après son premier passage au Burkina Faso, alors qu’il traversait la route du Niger à bord des 404 des vendeuses de lait, Mawndoe Célestin revient au FESPACO, cette fois avec les honneurs. Artiste musicien et entrepreneur, il a été sélectionné comme membre du jury pour la compétition fiction long métrage lors de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui se tiendra du 23 février au 1er mars 2025. Un événement d’autant plus marquant que le Tchad y est pays d’honneur cette année.
Mawndoe, une fierté pour la musique tchadienne et africaine !
Dans un paysage musical en pleine mutation, Mawndoe Célestin se distingue comme l’un des artistes les plus influents du Tchad et de l’Afrique. Son talent ne se limite pas à la seule maîtrise du rap et des musiques urbaines, mais s’étend à une fusion subtile entre rythmes traditionnels et sonorités modernes. Son flow percutant, ses textes empreints de profondeur et son engagement en faveur de la culture en font une véritable icône pour la jeunesse. Il ne se contente pas de créer de la musique, il inspire et éduque à travers ses messages engagés, abordant des thématiques sociales, politiques et identitaires. Qu’il s’agisse de sa présence scénique électrisante ou de sa vision artistique audacieuse, Mawndoe s’affirme comme une voix essentielle du paysage musical africain. Plus qu’un simple artiste, il incarne une force de résilience et un modèle d’accomplissement personnel.
Un parcours marqué par l’art et la résilience
Mawndoe Célestin se définit comme un homme « qui ne se laisse jamais définir », refusant toute étiquette qui limiterait son champ d’expression. Il quitte le Tchad il y a 25 ans pour ne pas « mourir artistiquement » et parcourt le monde avec son ancien groupe, Yeleen dont il était l’un des fondateurs aux côtés de Smarty. Après une carrière musicale riche en expériences, il s’installe en solo dans la région du Poitou-Charentes en France, puis à Abidjan, avant de revenir au Tchad il y a quatre ans.
Un modèle économique pour l’Art
Son retour au pays s’inscrit dans le cadre du projet « Au Nom de l’Art », une initiative visant à promouvoir un modèle économique durable autour de l’art et de la culture. Sur scène, Mawndoe sculpte les mots, peint ses déchirures et chante son amour pour l’art et l’humain avec une liberté qui force l’admiration. Son engagement pour la culture et son parcours exemplaire en font aujourd’hui une figure de résilience et un modèle pour la jeunesse africaine.
Une Reconnaissance au Sommet
« Il y a 26 ans, j’étais venu au Burkina pendant le FESPACO par la route du Niger à bord des 404 des vendeuses de lait, et aujourd’hui me voilà membre du jury long métrage et reçu avec les honneurs par le pavillon présidentiel… À défaut de changer le monde, chacun peut changer sa vie », déclare Mawndoe. Son parcours impressionne et inspire, prouvant que la détermination et la passion peuvent ouvrir toutes les portes.
Cette nomination au sein du jury du FESPACO symbolise la reconnaissance de son engagement pour la culture africaine et son talent multidisciplinaire. Le fait que le Tchad soit à l’honneur cette année renforce encore plus la portée de cet événement pour lui et pour toute la communauté artistique tchadienne.
Mawndoe Célestin incarne l’esprit du FESPACO : un lieu de rencontres, de partages et d’expressions artistiques où chaque talent trouve sa place et sa voix. Son parcours est la preuve qu’avec de la passion et de la détermination, l’art peut être un véritable levier de transformation personnelle et collective.
Par Kenzo Brown

