Tchad : Retour de Hassan Daoussa Hasaballah à l’ARCEP : des agents réclament « celui qui a structuré l’institution »

Une voix collective s’élève au sein de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP) du Tchad. Des agents ayant travaillé sous la direction de Hassan Daoussa Hasaballah, ancien directeur général de l’institution, expriment ouvertement leur souhait de voir revenir celui qu’ils décrivent comme un gestionnaire rigoureux et un bâtisseur.

Dans une démarche qui témoigne d’une certaine nostalgie au sein de l’institution régulatrice du secteur des télécommunications et de la poste, plusieurs collaborateurs de l’ancien directeur général ont pris la parole ces derniers jours pour saluer son bilan et appeler à son retour aux commandes.

Ils mettent en avant un professionnalisme constant et une rigueur administrative qui, selon eux, ont permis de structurer durablement l’ARCEP et de renforcer ses missions stratégiques. Sous sa direction, l’institution aurait gagné en efficacité et en crédibilité, consolidant ainsi ses fondations à un moment clé du développement numérique du pays.

« Hassan Daoussa Hasaballah a insufflé une discipline de gestion et une vision qui ont fait défaut depuis son départ. Il connaît les dossiers, maîtrise les enjeux et a toujours placé l’intérêt général au cœur de son action », confie un agent ayant servi à ses côtés, sous couvert d’anonymat.

L’ARCEP, chargée de réguler un secteur stratégique en pleine expansion, joue un rôle clé dans la modernisation des infrastructures de télécommunication, l’accès au haut débit et la régulation des opérateurs. Les partisans d’un retour de l’ancien directeur estiment que son expérience et sa connaissance fine des institutions en feraient un atout majeur pour poursuivre les réformes engagées.

Si pour l’heure aucun communiqué officiel n’a été publié par les plus hautes autorités du pays sur une éventuelle réorganisation à la tête de l’institution, ce mouvement d’appui venu de l’interne témoigne d’une attente forte au sein des équipes techniques.

Reste à savoir si cet appel collectif sera entendu dans un contexte où la stabilité des directions stratégiques des agences de régulation demeure un enjeu de gouvernance majeur pour les autorités tchadiennes.

Par Kenzo Brown 

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