Tchad: Témoignage poignant : « J’aurais pu être une Halima Gadji » dixit Samangassou Mahamat Bruno – quand la persécution morale frôle l’irréparable
La disparition tragique de l’actrice sénégalaise Halima Gadji continue de provoquer une onde de choc à travers l’Afrique. Au-delà de l’émotion, ce drame met en lumière une réalité trop souvent passée sous silence : la souffrance psychologique invisible, née de la persécution morale, du harcèlement et de l’acharnement social.
C’est dans ce contexte que Samangassou Mahamat Bruno a livré un témoignage bouleversant, révélant avoir frôlé, lui aussi, l’irréparable après quatre années de persécution silencieuse et constante.
Selon lui, cette période a été marquée par des insultes, humiliations, tentatives de sabotage et calomnies répétées, qu’il attribue à l’ancien bureau de la Chambre des notaires du Tchad, conduit notamment par Mes Toudjoum Massiel, Djomian Germain et consorts, avec la participation de certaines personnes de son entourage, y compris des proches.
« À force, même les esprits les plus solides vacillent. J’ai frôlé la dépression. J’ai frôlé l’irréparable », confie-t-il.
Une souffrance profonde, souvent invisible, qui rappelle que la réussite, la position sociale ou la notoriété ne protègent pas contre la détresse morale. Le drame de Halima Gadji résonne alors comme un miroir brutal : derrière les sourires et les apparences, peuvent se cacher des blessures profondes.
Si Samangassou Mahamat Bruno se dit aujourd’hui encore debout, il attribue cette survie à la présence déterminante de véritables amis et de parents aimants, qui ont refusé de le laisser sombrer.
« Demander de l’aide n’est jamais une faiblesse. C’est un acte de courage », insiste-t-il.
À travers ce témoignage, il lance un appel fort à toutes celles et ceux qui souffrent en silence : parler, chercher du soutien et s’entourer de personnes bienveillantes peut littéralement sauver une vie. Les injustices et la haine gratuite, rappelle-t-il, ne définissent jamais la valeur d’un être humain.
Son message est sans équivoque :
la persécution morale et le harcèlement, sous toutes leurs formes, peuvent tuer. Ils détruisent lentement, silencieusement, parfois jusqu’au point de non-retour.
En rendant hommage à la mémoire de Halima Gadji, Samangassou Mahamat Bruno appelle à plus d’humanité, de vigilance et de solidarité, afin que la main soit tendue avant qu’il ne soit trop tard.
« Même dans la nuit la plus sombre, il existe des épaules sur lesquelles s’appuyer, et un avenir possible. »
Un témoignage courageux, qui invite à libérer la parole, à briser le silence et à rappeler une vérité essentielle :
personne ne peut mieux vous aimer que vous-même, mais personne ne devrait souffrir seul.
Par Kenzo Brown

