Tchad : Maïmouna Yacoub Kara exhorte le Maréchal à achever le centre de santé inachevé de Korbol

 

À Korbol, chef-lieu de district niché dans la province du Moyen-Chari, l’espoir d’un véritable accès aux soins reste suspendu à un chantier figé. Lancée il y a plusieurs années, la construction d’un district sanitaire est aujourd’hui à l’abandon, laissant les populations sans hôpital fonctionnel.

Face à cette situation qui coûte des vies, Maïmouna Yacoub Kara, originaire de Korbol et diplômée en sciences biologiques à la Faculté des Sciences Exactes et Appliquées de Farcha (Université de N’Djamena), élève la voix et interpelle directement le Président de la République, le Maréchal du Tchad :

« J’en appelle au Maréchal ! Nos parents meurent chaque jour parce que le district sanitaire de Korbol n’est toujours pas achevé. Nous demandons d’urgence la reprise des travaux et le recrutement de jeunes médecins, sages-femmes et infirmiers pour soigner les malades. »

Un chantier figé, des vies en péril

Depuis l’arrêt du projet, femmes enceintes, enfants et personnes âgées parcourent des dizaines de kilomètres pour la moindre urgence un périple souvent fatal. Le centre inachevé, pourtant conçu pour desservir une population grandissante, reste une carcasse vide de murs sans matériel ni personnel.

Un appel relayé par toute la communauté

Le message de Maïmouna, largement partagé sur les réseaux sociaux et au sein de la diaspora, résonne comme un cri collectif :

« Son Excellence, Monsieur le Président, s’il vous plaît, ordonnez la finalisation de notre hôpital. Achevons ce district sanitaire et dotons-le de soignants compétents afin que Korbol cesse d’être un désert médical. Que notre requête vous atteigne, inchallah. »

Urgence vitale et droit fondamental

Pour les habitants de Korbol, cet hôpital n’est pas un simple projet d’infrastructure : c’est la condition même du droit à la santé. Ils espèrent qu’une décision rapide mettra fin à des années d’attente et transformera les murs inachevés en un véritable havre de soins.

En attendant une réaction officielle du gouvernement, la voix de Maïmouna Yacoub Kara incarne l’espoir d’une communauté tout entière, celle de voir, enfin, se lever les murs d’un centre de santé digne de ce nom.

Par Kenzo Brown 

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