Togo : Menace de hausse des prix du carburant à la pompe

 

Le gouvernement togolais tire la sonnette d’alarme : le prix du carburant à la pompe pourrait connaître une augmentation significative dans les prochaines semaines. La raison invoquée est la flambée des cours mondiaux du pétrole, alimentée par les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient.

Depuis plusieurs mois, le marché pétrolier international est sous tension. Alors que le baril de Brent se négociait autour de 70 dollars en février, il a aujourd’hui franchi le seuil symbolique des 100 dollars. Une hausse vertigineuse qui n’épargne aucun pays importateur, et le Togo ne fait pas exception.

Interrogé sur le sujet, le ministère de l’Énergie et des Mines rappelle que les prix à la pompe sont intrinsèquement liés aux fluctuations du marché international et aux variations du taux de change. Si le gouvernement a jusqu’ici réussi à contenir la flambée, c’est grâce au mécanisme de subvention appelé « bouclier social ».

Ce dispositif permet de lisser les prix pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. « Sans ce bouclier, les prix seraient déjà beaucoup plus élevés », indique-t-on au ministère.

Pour l’instant, le pays tient grâce à des stocks stratégiques constitués il y a plusieurs mois, lorsque les prix étaient encore bas. Cependant, cette réserve n’est pas éternelle. « Si la tendance haussière se confirme sur le long terme, l’État ne pourra pas indéfiniment absorber la différence. Une révision des prix à la pompe deviendra alors inévitable pour assurer l’approvisionnement du pays », précise la même source.

Cette annonce intervient dans un contexte économique déjà tendu, alors que l’inflation progresse légèrement au Togo, grignotant le pouvoir d’achat des ménages. Les syndicats de transporteurs, particulièrement sensibles à la moindre variation du coût du carburant, n’ont pas encore réagi officiellement, mais une augmentation se traduirait mécaniquement par une hausse du coût des transports et, par ricochet, des denrées alimentaires.

Pour l’heure, le gouvernement reste prudent et n’annonce pas de chiffres, mais les regards sont désormais tournés vers l’évolution des cours du pétrole sur les marchés internationaux.

Par Frédéric Konaté 

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