Cameroun : Drame à Bamenda : un homme avoue avoir tué son épouse enceinte et se rend après avoir fui

 

La ville de Bamenda a été secouée par un féminicide d’une rare violence. Patrick, 29 ans, est actuellement en garde à vue après avoir avoué avoir mortellement frappé son épouse, Malaika, 27 ans, enceinte de près de deux mois. L’auteur présumé, qui avait dans un premier temps pris la fuite, est finalement revenu sur les lieux du drame pour se constituer prisonnier.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 20 mars 2026, lors d’une veillée funéraire. Selon les premières déclarations de l’auteur présumé aux enquêteurs, une dispute aurait éclaté entre lui et sa femme. Patrick affirme avoir frappé Malaika jusqu’à ce qu’elle perde connaissance.

Pris de panique, il aurait ensuite chargé le corps inanimé de son épouse sur une moto pour la transporter à l’hôpital Mbingo de Bamenda. Arrivé sur place, les médecins n’ont pu que constater le décès de la jeune femme. C’est à ce moment-là que le suspect a choisi de prendre la fuite, laissant sa femme à la morgue.

Cependant, quelques heures plus tard, Patrick a fait volte-face. Il est revenu sur le lieu où il avait abandonné sa victime, expliquant aux forces de l’ordre vouloir « prendre ses responsabilités ».

Entendu par la police, l’homme de 29 ans a tenté d’expliquer son geste par sa consommation de cannabis. « J’ai agi sous l’effet du cannabis », a-t-il déclaré, affirmant être un consommateur régulier. Les enquêteurs tentent actuellement de déterminer la part de lucidité de l’accusé au moment des faits.

L’affaire prend une dimension encore plus tragique au vu de l’état de la victime. Malaika, 27 ans, était enceinte d’un mois et trois semaines. Le double décès, de la mère et de l’enfant à naître, est venu plonger la famille et les proches dans une profonde consternation.

Pour l’instant placé en garde à vue, Patrick devra répondre devant la justice de charges de meurtre sur conjoint, un crime aggravé par l’état de vulnérabilité de la victime en raison de sa grossesse.

L’enquête se poursuit pour établir précisément les circonstances du drame, alors que les associations de défense des droits des femmes dénoncent une fois de plus la spirale de violences conjugales dans la région.

Par Jérôme Wailifu

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