Côte d’Ivoire : Ouattara dissout la CEI, séisme électoral en vue
Fin d’une époque. Réuni en Conseil des ministres ce mercredi sous la houlette d’Alassane Ouattara, le gouvernement ivoirien a officiellement enterré la Commission électorale indépendante (CEI), créée en octobre 2001.
L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, qui a précisé qu’une ordonnance actant cette suppression venait d’être adoptée au titre du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.
Une institution controversée
Créée en octobre 2001, la CEI tire sa révérence après avoir traversé de nombreuses crises de confiance. Au fil des années, l’institution a été la cible de critiques récurrentes de la part de l’opposition et de la société civile, qui dénonçaient régulièrement son manque de neutralité et ses failles dans l’organisation des consultations électorales.
Cette décision intervient au terme du dernier cycle électoral qui a rythmé la vie publique ivoirienne. Face aux insuffisances maintes fois dénoncées, l’exécutif estime désormais indispensable d’engager une réforme en profondeur de l’ensemble du dispositif électoral.
Vers un nouveau mécanisme électoral
La dissolution de la CEI est présentée par les autorités comme une étape préalable et incontournable à la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion des élections. L’ambition affichée est claire : restaurer la confiance souvent entamée des parties prenantes et garantir une transparence absolue du processus démocratique pour les échéances à venir.
Reste à savoir quel organe remplacera la CEI et selon quelles modalités. L’opposition et la société civile, qui ont longtemps réclamé cette réforme, scruteront désormais les prochaines annonces du gouvernement avec une attention particulière.
Par Ousmane Diallo

