Cameroun : Firissou, l’homme qui fait renaître le CMPJ de la Benoué à coups de sacrifices personnels

 

Le Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes de la Benoué renaît grâce à la vision et au courage d’un Chef de Centre pas comme les autres

Il y a des hommes qui se contentent de gérer l’existant. Et puis il y a ceux qui bâtissent, qui inventent, qui se battent, qui transforment les pierres en cathédrales. M. Firissou, Chef du Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes (CMPJ) de la Benoué à Garoua, appartient sans conteste à la seconde catégorie. Arrivé à la tête de cette structure publique en 2026, il a fait un pari audacieux : en faire un lieu d’excellence pour la jeunesse de la région. Et pour y parvenir, il n’hésite pas à mettre la main à la pâte, parfois même à puiser dans ses ressources personnelles, convaincu que l’exemple est le plus beau des discours.

« L’acharnement au travail est ma marque déposée. La ponctualité et l’assiduité au travail, ma devise. » Ces mots, qu’il répète comme un mantra à ses équipes et aux jeunes qu’il encadre, résument à eux seuls la philosophie d’un homme qui n’a jamais rien attendu de personne, si ce n’est de lui-même. Mais il le sait mieux que quiconque : la rigueur au travail fait souvent quelques mécontents qui peuvent dénoncer n’importe quoi pour nuire. Un constat amer qu’il a appris à ses dépens, après avoir traversé des épreuves qui auraient brisé des hommes moins solides. Rencontre avec un bâtisseur discret mais déterminé, dont l’engagement force l’admiration.

Un chef-d’œuvre de l’État camerounais au service de la jeunesse

Le Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes de la Benoué est avant tout une réalisation de l’État camerounais, à travers le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC). Cette structure, pensée pour offrir aux jeunes des formations qualifiantes et un accompagnement à l’entrepreneuriat, s’inscrit dans la vision d’un Cameroun où la jeunesse est placée au cœur des priorités nationales.

C’est dans ce cadre que Son Excellence M. Mounouna Foutsou, Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, a effectué une visite de terrain le lundi 15 juin dernier pour encourager les équipes et constater par lui-même les progrès réalisés. Un geste fort qui témoigne de l’intérêt que le département ministériel porte à cette structure et à la jeunesse de la région.

Le CMPJ de la Benoué n’est pas une structure nouvelle dans son essence. Depuis plus de dix ans, il existait dans un local d’emprunt, fonctionnant avec des moyens limités et dans des conditions précaires. Mais aujourd’hui, grâce à la volonté de l’État et à l’engagement sans faille de son nouveau Chef de Centre, la structure vient d’être dotée de ses propres locaux, flambant neufs.

C’est un tournant décisif. Après une décennie d’attente, le centre prend enfin son envol définitif. Les nouveaux bâtiments offrent désormais un cadre digne et fonctionnel, capable d’accueillir dans de meilleures conditions les jeunes de la région en quête de formation et d’insertion professionnelle.

Un parcours exceptionnel au service de l’éducation

Né le 10 mars 1967 à Yagoua, dans la région du Nord du Cameroun, M. Firissou a grandi dans une terre où l’on apprend très tôt que rien ne s’acquiert sans effort. Fils d’une région qui lui a enseigné la valeur du travail et de la solidarité, il a suivi un parcours scolaire brillant :

· Baccalauréat D en 1990
· Licence en Sciences Naturelles à l’Université de Yaoundé I en 1994
· DIPES II en Mathématiques spéciales à l’ENS de Yaoundé en 1997

Un parcours d’excellence qui aurait pu lui ouvrir les portes du privé ou de l’international. Il a choisi l’enseignement public, parce qu’il croyait que c’était là qu’il pourrait être le plus utile. Une conviction qui n’a jamais faibli, malgré les épreuves.

29 ans au service de la nation et de la jeunesse

Pendant 29 ans, M. Firissou a gravi un à un les échelons de l’administration éducative camerounaise, laissant à chaque poste une empreinte durable :

· 1997-2002 : Enseignant au Lycée Classique de Mokolo
· 2002-2005 : Surveillant Général au Lycée Classique de Mora
· 2005-2006 : Surveillant Général au Lycée de Touloum
· 2006-2007 : Censeur au Lycée de Kolofata
· 2007 : Conseiller pédagogique à la Délégation départementale des enseignements secondaires du Mayo-Kani
· 2007-2009 : Directeur du CES de Guidanmoutou / Yagoua
· 2009-2014 : Proviseur du Lycée Classique et Moderne de Yagoua
· 2014-2024 : Proviseur du Lycée de Maroua Kongola
· 2026 : Chef du CMPJ de la Benoué à Garoua

Près de trois décennies d’un engagement sans faille, marquées par une exigence constante et un sens aigu du devoir. Sous sa direction, le Lycée de Maroua Kongola est devenu un établissement de référence dans la région. Ses méthodes de gestion, son sens du dialogue, son exigence légendaire et sa ponctualité exemplaire ont formé des générations d’élèves et inspiré de nombreux collègues.

Une reconnaissance officielle à juste titre

Son engagement exemplaire a été salué à trois reprises par la Nation camerounaise :

· Chevalier des Palmes Académiques (05/10/2017)
· Officier des Palmes Académiques (05/10/2023)
· Chevalier du Mérite Camerounais (20/05/2024)

Des distinctions qui consacrent une vie de dévouement, mais qui ne l’ont jamais empêché de rester un homme simple, accessible, proche des réalités du terrain. Comme il le dit si bien : « Les décorations ne font pas l’homme. C’est l’homme qui honore les décorations par ses actes. »

Les épreuves d’un homme intègre, victime de sa rigueur

Mais le parcours de M. Firissou n’a pas été un long fleuve tranquille. Son engagement sans compromis et sa droiture lui ont parfois valu des incompréhensions, voire des épreuves douloureuses. « L’acharnement au travail et la rigueur font souvent des mécontents », confie-t-il avec le recul de l’expérience. « Certains préfèrent dénoncer n’importe quoi pour nuire plutôt que de reconnaître leurs propres manquements. »

En octobre 2005, il est incarcéré pour des faits qui ne seront jamais établis. Après plusieurs semaines de détention, il est libéré en décembre de la même année, blanchi par l’absence de charges retenues contre lui. Une épreuve qu’il a traversée avec dignité, sans jamais renoncer à ses convictions.

Quelques années plus tard, il est suspendu des examens de la Direction des Examens et Concours (DECC) du Ministère des Enseignements Secondaires. Une sanction qu’il conteste fermement, convaincu de son bon droit. Après des recours gracieux infructueux auprès de sa hiérarchie, il décide de porter l’affaire devant le Tribunal Administratif  de Maroua dans la région de l’Extrême- Nord. Et il gagne. Le tribunal lui donne raison, réhabilitant son intégrité et reconnaissant le bien-fondé de sa position.

Mais les épreuves ne s’arrêtent pas là. En juin 2024, alors qu’il vient tout juste de recevoir la prestigieuse Médaille du Mérite Camerounais le 20 mai de la même année, il est relevé de ses fonctions pour des motifs qu’il qualifie d’« imaginaires ». Un coup dur pour cet homme qui venait d’être honoré par la Nation.

« J’ai traversé des moments difficiles », confie-t-il avec la sagesse de ceux qui ont beaucoup vécu. « Mais je n’ai jamais perdu ma foi en la justice et en la République. J’ai toujours su que la vérité finit par triompher. »

2026 : Un nouveau défi, une nouvelle ambition, le dernier combat d’une carrière

En avril 2026, après ces années d’épreuves et de résilience, M. Firissou est nommé Chef du Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes de la Benoué à Garoua. Un nouveau départ, sûrement le dernier de sa carrière, qu’il aborde avec la même énergie et la même détermination qui ont marqué ses 29 ans de service public.

Pour cet homme de terrain, c’est l’opportunité de mettre enfin en œuvre sa vision : créer un espace où chaque jeune de la région pourra trouver sa voie, quelle que soit son origine ou son parcours. « La jeunesse n’est pas un problème à régler, c’est une ressource à valoriser », martèle-t-il. « Et je veux que ce centre soit la preuve que l’on peut rebondir, quoi qu’il arrive. »

Une confiance placée, une reconnaissance sincère

M. Firissou ne manque jamais une occasion de témoigner sa gratitude envers sa hiérarchie. Il remercie chaleureusement Son Excellence M. Mounouna Foutsou, Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, pour la confiance placée en sa modeste personne. « Cette nomination est un signe fort », confie-t-il. « Après toutes les épreuves que j’ai traversées, le Ministre a eu le courage et la lucidité de me faire confiance. Cela m’oblige et me donne une force supplémentaire pour réussir cette mission. »

Il sait que cette confiance n’est pas un dû, mais un privilège qu’il entend honorer par un travail acharné et des résultats concrets. « Je ne veux pas décevoir. Je veux montrer que la confiance accordée est méritée. »

Un potentiel immense soutenu par la tutelle

Le centre dispose désormais de locaux neufs et fonctionnels, d’équipements de base, d’un personnel motivé. Des formations en couture artisanale et en cosmétique y sont déjà proposées. Un projet de boulangerie-pâtisserie à base de produits locaux est en gestation, porté par des jeunes volontaires.

Mais pour que ce potentiel se concrétise, il faut des moyens. L’État, à travers le MINJEC, a déjà consenti des efforts significatifs pour doter le centre d’infrastructures et d’équipements. La visite du Ministre Mounouna Foutsou le 15 juin dernier a d’ailleurs permis de réaffirmer l’engagement de la tutelle à accompagner cette structure dans son développement.

Le défi de l’autonomisation : une politique, une opportunité

Le MINJEC encourage ses structures à « produire leurs propres moyens pour vivre ». Une politique ambitieuse, qui vise à rendre les centres autonomes et pérennes, tout en responsabilisant leurs gestionnaires.

M. Firissou a relevé ce défi avec enthousiasme. « C’est une chance, pas une punition », explique-t-il. « Être obligé de chercher des solutions, d’innover, de créer des partenariats, c’est ce qui nous rend plus forts. » Une vision résolument positive qui tranche avec les discours défaitistes. « L’acharnement au travail, c’est refuser de baisser les bras devant les difficultés. C’est transformer chaque obstacle en tremplin. »

Une stratégie claire pour l’avenir

Pour atteindre cet objectif, le Chef de Centre a déjà tracé les grandes lignes de sa stratégie pour les mois à venir :

1. Diversifier les formations : identifier des filières porteuses, en phase avec les besoins du marché local
2. Renforcer les partenariats : avec les entreprises, les ONG, les collectivités locales
3. Moderniser les équipements : investir dans des outils de production performants
4. Former les formateurs : garantir une qualité d’enseignement irréprochable
5. Impliquer les jeunes : faire des bénéficiaires les premiers ambassadeurs du centre
6. Développer l’offre de formation : à court terme, le centre prévoit d’ouvrir de nouvelles filières dans les domaines de l’agroalimentaire, de la transformation des produits locaux et du numérique
7. Créer un espace d’incubation : pour accompagner les jeunes porteurs de projets vers l’entrepreneuriat

Un envol définitif et des perspectives prometteuses

Avec ses nouveaux locaux, le CMPJ de la Benoué entre dans une nouvelle ère. Les activités qui se déroulaient jusqu’ici dans des conditions précaires vont enfin pouvoir s’épanouir dans un cadre digne de ce nom.

Dans les semaines et les mois à venir, le centre ambitionne de :

· Lancer officiellement un projet  de  la hiérarchie, la  boulangerie-pâtisserie, qui utilisera des produits locaux pour valoriser l’agriculture régionale et offrir des débouchés aux jeunes formés
· Organiser des journées portes ouvertes pour faire découvrir ses formations et attirer de nouveaux apprenants
· Créer des partenariats avec des entreprises locales pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes formés
· Développer un programme de mentorat pour accompagner les jeunes dans leurs premiers pas professionnels
· Mettre en place une plateforme numérique pour promouvoir les produits réalisés par les apprenants

Un engagement personnel au service de la collectivité

Face aux défis du quotidien, M. Firissou n’hésite pas à aller au-delà de ses obligations. Il arrive régulièrement qu’il contribue personnellement, modestement mais significativement, à résoudre certaines difficultés opérationnelles du centre. Un geste qu’il ne met jamais en avant, mais qui témoigne d’un dévouement rare.

« Je le fais parce que je crois en ce projet », confie-t-il avec pudeur. « Parce que je vois chaque jour le sourire des jeunes qui apprennent, qui progressent, qui reprennent confiance. Parce que je sais que ce centre peut changer des vies. Et je ne peux pas rester les bras croisés quand je vois qu’un petit coup de pouce peut faire la différence. »

Un leadership fondé sur l’exemple

Ce qui frappe chez M. Firissou, c’est d’abord son humilité. Il ne se met jamais en avant. Il parle de son équipe, des jeunes, de la structure. Jamais de lui. Pourtant, son parcours, ses sacrifices et sa détermination en font un exemple à suivre. « Un leader ne se définit pas par ce qu’il dit, mais par ce qu’il fait. La ponctualité et l’assiduité sont ma façon de montrer la voie. »

Un homme de dialogue et d’écoute

« Un Chef de Centre doit être un animateur, pas un chef », aime-t-il répéter. Dans son bureau, il reçoit tous les jeunes, sans distinction. Il écoute leurs projets, leurs difficultés, leurs rêves. Et il fait tout pour les aider à les réaliser. « Chaque jeune qui franchit la porte de ce centre est une promesse. Une promesse qu’il faut accompagner, nourrir, protéger. »

Un pédagogue dans l’âme

Fort de son expérience d’enseignant, M. Firissou conserve une approche pédagogique de son métier. Il forme, conseille, encourage. Son objectif est que chaque jeune reparte non seulement avec un métier, mais aussi avec une confiance en soi retrouvée. « Je ne forme pas des techniciens, je forme des citoyens fiers et debout. »

Des atouts multiples au service du centre

M. Firissou n’est pas un spécialiste enfermé dans son domaine. C’est un homme complet, aux talents multiples :

· Jardinier et éleveur : il connaît les réalités du monde rural et agricole
· Informaticien confirmé : il maîtrise les outils numériques
· Polyglotte : il parle couramment français, anglais, fulfulde et massa
· Sportif : il pratique la marche, le volleyball et la natation

Ces compétences font de lui un Chef de Centre capable de comprendre et de toucher tous les publics. « Je suis un homme de terrain avant d’être un administrateur. Je ne peux pas diriger ce que je ne connais pas. »

Un réseau solide

Après 29 ans de carrière dans l’éducation, M. Firissou a tissé un réseau de contacts solide dans toute la région, mais aussi au niveau central. Des relations qu’il met aujourd’hui au service du CMPJ, pour nouer des partenariats, trouver des financements et faire connaître le centre.

Le rôle du centre : un tremplin pour la jeunesse

Au Cameroun, le chômage des jeunes est un défi majeur. Le CMPJ de la Benoué apporte une réponse concrète : des formations professionnelles, un accompagnement à l’entrepreneuriat, un espace de créativité et d’innovation.

Des formations porteuses

Sous la direction de M. Firissou, le centre propose déjà des filières d’avenir :

· Couture artisanale : des jeunes formés aux techniques de confection, capables de créer leur propre atelier
· Cosmétique : une filière en pleine expansion, avec des débouchés certains
· Boulangerie-pâtisserie : projet en cours de lancement, qui utilisera des produits locaux pour valoriser l’agriculture régionale

Un impact social et économique

Au-delà de la formation technique, le CMPJ joue un rôle social majeur : il redonne confiance à des jeunes parfois découragés, il leur offre un cadre structurant, il les aide à se projeter dans l’avenir. Et chaque jeune formé devient un acteur du développement économique local.

Un appel à la mobilisation générale

Aux autorités : un engagement renforcé

M. Firissou appelle le MINJEC à renforcer son soutien au CMPJ. Non pas par charité, mais par reconnaissance de l’importance stratégique de ce centre pour la jeunesse de la région. « Nous avons besoin de moyens, mais aussi de reconnaissance, de visibilité, de partenariats institutionnels. Nous sommes prêts à nous battre, mais nous ne pouvons pas le faire seuls. »

Il adresse ses remerciements les plus sincères à Son Excellence M. Mounouna Foutsou, Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, pour sa visite encourageante du 15 juin dernier. « Ce geste nous a profondément touchés. Voir le Ministre prendre le temps de venir sur le terrain, d’échanger avec les jeunes et de constater par lui-même nos réalités, c’est un encouragement immense pour toute l’équipe. »

Aux partenaires privés : une main tendue

Le Chef de Centre est convaincu que les entreprises et les organisations de la société civile ont un rôle majeur à jouer. « Les entreprises ont besoin de main-d’œuvre qualifiée. Nous formons des jeunes compétents. C’est un partenariat gagnant-gagnant. » Il invite les acteurs économiques à visiter le centre, à découvrir ses formations, à rencontrer ses jeunes.

À la diaspora : un appel à la solidarité

M. Firissou s’adresse également à la diaspora camerounaise. « Nous avons besoin de financements, d’équipements, de parrainages. Chaque don, aussi modeste soit-il, peut changer une vie. »

Aux jeunes : une invitation à l’audace

Enfin, le Chef de Centre lance un message plein d’espoir à la jeunesse : « Venez. Osez. Formez-vous. Ce centre est votre maison. Nous sommes là pour vous aider à réussir. Mais souvenez-vous : l’acharnement au travail, la ponctualité et l’assiduité sont les clés de toute réussite durable. »

Un homme, une vision, un avenir

M. Firissou est un homme rare. Un homme qui, pendant 29 ans, a choisi de donner, de s’investir, de croire, malgré les épreuves, les injustices et les coups du sort. Incarcéré pour des faits non établis, suspendu injustement, relevé de ses fonctions alors qu’il venait d’être décoré, il aurait pu baisser les bras, se retirer, nourrir de l’amertume. Il a choisi la résilience.

Il le sait mieux que quiconque : l’acharnement au travail et la rigueur font souvent des mécontents. Mais il refuse de se laisser définir par ses détracteurs. « Je ne travaille pas pour plaire, je travaille pour servir », répète-t-il avec cette flamme qui ne s’est jamais éteinte.

À 59 ans, il aurait pu se contenter d’une retraite méritée. Il a préféré un nouveau défi, plus exigeant, plus risqué, mais tellement plus porteur de sens, pour offrir à ce centre, qui existait depuis plus de dix ans dans un local d’emprunt, son envol définitif dans des locaux flambant neufs.

« Peut-être que ce sera mon dernier combat », confie-t-il avec une lueur d’espoir dans le regard. « Alors je veux qu’il soit beau, qu’il soit utile, qu’il laisse une trace. »

Son histoire est celle d’un fonctionnaire qui ne s’est jamais résigné. Qui a transformé une nomination en mission. Qui a fait d’une structure en difficulté un laboratoire d’innovation sociale. Et qui, pour y parvenir, n’a jamais compté ses efforts, soutenu par la confiance de sa tutelle et la vision d’un ministère engagé.

« L’acharnement au travail est ma marque déposée. La ponctualité et l’assiduité au travail, ma devise. » Ces mots, il les vit chaque jour, avec une constance qui force l’admiration et une humilité qui grandit son exemple.

Le Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes de la Benoué est aujourd’hui une promesse. Une promesse qu’il faudra tenir, avec l’aide de tous. Car chaque jeune formé, chaque projet abouti, chaque vie transformée est une victoire pour le Cameroun tout entier.

Par Kenzo Brown 

Commentaires Facebook