Monde: Ballon d’Or 2026 : la Coupe du monde ne fait pas le gagnant, préviennent les organisateurs
Au lendemain du sacre de l’Espagne en finale du Mondial, France Football a tenu à clarifier les règles du jeu pour l’attribution du Ballon d’Or. Message adressé aux prétendants espagnols comme à leurs concurrents : seule une saison complète d’excellence permettra de décrocher la prestigieuse récompense, pas un seul tournoi, aussi majeur soit-il.
Dans un communiqué officiel publié sur son site, l’instance organisatrice du Ballon d’Or a coupé court aux spéculations : « Oui, gagner la Coupe du monde est un atout… mais ça ne garantit pas le Ballon d’Or. Pour le gagner, il faut avoir été le meilleur joueur de la saison, pas seulement de la Coupe du monde » .
Cette mise au point intervient alors que l’Espagne a remporté son deuxième titre mondial en battant l’Argentine 1-0 en finale, propulsant plusieurs champions du monde – Lamine Yamal, Rodri et leurs coéquipiers – parmi les favoris de l’édition 2026 du trophée .
Une règle historique confirmée par les chiffres
Pour appuyer son message, France Football a convoqué les chiffres. Depuis 1995, date à laquelle le Ballon d’Or s’est ouvert aux joueurs du monde entier (et plus seulement aux Européens), seuls quatre champions du monde sur sept ont également remporté le Ballon d’Or la même année . Soit un taux de réussite de 57% .
Les exceptions sont nombreuses et célèbres : en 2010, Lionel Messi avait devancé les Espagnols Andrés Iniesta et Xavi, sacrés en Afrique du Sud. En 2014, Cristiano Ronaldo avait triomphé devant le gardien allemand Manuel Neuer, pourtant champion du monde. En 2018, c’est Luka Modrić, finaliste malheureux avec la Croatie, qui avait coiffé sur le poteau le Français Antoine Griezmann .
La dernière à avoir réalisé ce doublé ? Lionel Messi lui-même, en 2023, après le sacre argentin au Qatar . Avant lui, il fallait remonter à Fabio Cannavaro en 2006 .
Une course ouverte après la finale
La finale du 19 juillet a rebattu les cartes. Avant la rencontre, Lionel Messi, auteur de 8 buts et 4 passes décisives durant le tournoi, était donné favori par les bookmakers. Mais la défaite face à l’Espagne (avec un bilan de zéro tir cadré pour l’Argentine) a redistribué les pronostics .
L’attention se tourne désormais vers les prétendants ayant brillé sur l’ensemble de la saison (du 1er août 2025 au 31 juillet 2026) : Harry Kane (Bayern Munich), auteur d’une saison exceptionnelle avec 73 buts en 65 matches et un triplé Bundesliga-Coupe-Supercoupe ; Kylian Mbappé (Real Madrid), meilleur buteur du Mondial avec 10 réalisations ; Rodri (Manchester City), élu meilleur joueur du tournoi ; et l’inévitable Lionel Messi, qui malgré la défaite en finale reste en lice grâce à sa saison avec l’Inter Miami et son parcours argentin .
Un rappel aux votes
Le communiqué précise que les journalistes votants, un par pays parmi les 100 premiers au classement FIFA, doivent évaluer trois critères : les performances individuelles, les résultats collectifs et l’exemplarité sur et en dehors du terrain . La Coupe du monde pèse donc dans la balance, mais pas seule.
Comme l’a résumé l’officiel du Ballon d’Or : « Pour le remporter, il faut avoir été le meilleur joueur de la saison, pas seulement de la Coupe du monde. »
La cérémonie de remise du trophée aura lieu le 26 octobre à Londres, une première hors de Paris . D’ici là, le débat promet d’être animé.
Par Ousmane Diallo

