Guinée : le procureur dément une mort en prison pour l’élève condamné pour fraude au Bac

L’affaire suscite l’émoi en Guinée. Mamadou Djouma Bah, un élève récemment condamné pour fraude aux examens du Baccalauréat, est décédé dans des circonstances que le parquet tient à clarifier. Ce mardi, le procureur Mamadou Bhoye Diallo a formellement démenti les rumeurs selon lesquelles le jeune homme serait mort en détention.

Dans une déclaration faite à la presse, le magistrat a tenu à rétablir ce qu’il présente comme la vérité des faits. « Ce jeune, Mamadou Djouma Bah, faisait partie des candidats condamnés pour fraude aux examens. Malheureusement, il est décédé des suites de ses rhumatismes, mais il n’est pas décédé en prison », a-t-il affirmé.

Selon le procureur, l’état de santé de l’élève s’était détérioré alors qu’il était placé sous sa responsabilité. « Dès que le régisseur m’a informé de son état de santé, après l’avoir déjà conduit à deux reprises à l’hôpital, et comme son état ne s’améliorait pas, j’ai demandé qu’il soit remis à ses parents », a expliqué Mamadou Bhoye Diallo.

C’est donc entre les mains du médecin traitant choisi par la famille que Mamadou Djouma Bah aurait succombé, et non dans l’enceinte de la prison, a tenu à préciser le procureur. Cette mise au point intervient alors que des versions contradictoires circulent sur les réseaux sociaux et dans certains médias, alimentant la colère et l’incompréhension chez une partie de l’opinion publique.

L’affaire soulève par ailleurs des questions sur les conditions de détention des mineurs et des jeunes adultes condamnés pour des délits scolaires, ainsi que sur l’accès aux soins pour les personnes placées sous main de justice. Pour l’instant, aucune information complémentaire n’a été fournie concernant les circonstances exactes du décès ni les suites judiciaires éventuelles de cette affaire.

La famille du défunt, qui n’a pas encore réagi publiquement, reste attendue sur sa version des faits.

Par Frédéric Konaté 

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