Burkina Faso : Bobo-Dioulasso : un repas partagé au grin se termine en tragédie, un menuisier écroué pour assassinat

Un différend d’apparence banale aura coûté la vie à un homme dans le secteur n°15 de Bobo-Dioulasso. La Police nationale a révélé, ce lundi 2 novembre 2026 en conférence de presse, l’arrestation de B. H., menuisier de 52 ans, suspecté d’avoir tué un homme non loin du Centre médical urbain (CMU) de Ouezzinville. Face aux enquêteurs, le mis en cause a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

Tout serait parti d’une querelle autour du partage d’un repas au grin, ce lieu de sociabilité où l’on se retrouve pour discuter et manger. Selon les informations de la police, les deux hommes se connaissaient bien et s’étaient déjà affrontés à deux reprises par le passé. Ces tensions avaient chaque fois été désamorcées grâce à l’intervention des autres membres du grin.

Mais le 18 octobre 2026, une nouvelle altercation éclate. Le calme semble pourtant revenir et le défunt reprend son chemin. C’est alors que le présumé auteur décide de le rattraper.

Muni d’un bâton, il l’assomme, puis s’empare d’une bouteille qu’il brise sur place. Il s’acharne ensuite sur sa victime, déjà affaiblie, la frappant à plusieurs reprises, notamment à la tête et aux bras.

Transporté en urgence au CMU de Ouezzinville, l’homme succombe à ses blessures quelques minutes seulement après son admission.

Alertée, la police ouvre une enquête pour homicide. Après les constatations d’usage, les investigations aboutissent rapidement à l’interpellation de B. H., menuisier domicilié au secteur n°15 de Bobo-Dioulasso.

Dans sa déclaration liminaire, le Commissariat de l’arrondissement de Dafra indique que le mis en cause a reconnu « sans ambages » les faits qui lui sont reprochés.

Le suspect affirme avoir eu une machette en sa possession, mais assure avoir utilisé un bâton et un tesson de bouteille pour frapper la victime. Un couteau présenté comme l’arme du crime figure également parmi les objets saisis par les enquêteurs.

La phase policière de l’enquête est close. Le suspect sera déféré devant le Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour la suite de la procédure.

Il reste présumé innocent jusqu’à ce qu’une décision de justice établisse sa culpabilité.

Numéros verts des forces de défense et de sécurité : 17, 1010 et 16.

Par Francis Kaboré 

Commentaires Facebook