France : Présidentielle française : À La Ciotat, Édouard Philippe mise sur la proximité pour relancer sa campagne

Édouard Philippe a donné le coup d’envoi de son « Grand Tour » samedi 7 novembre à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône. Le candidat Horizons à la présidentielle de 2027 veut parcourir toutes les régions de France pour aller à la rencontre des citoyens, à raison de 200 à 300 personnes par étape. Objectif : redonner de l’élan à une campagne qui peine à décoller, en privilégiant le dialogue plutôt que les grandes démonstrations de force.

Vendredi, l’ancien Premier ministre était à Arles. Samedi, il a retrouvé environ 300 personnes dans une salle polyvalente de La Ciotat, s’exprimant debout, dans un format proche du stand-up. « Qu’est-ce que c’est, le Grand Tour ? C’est l’idée qu’une campagne électorale, c’est aussi d’abord et surtout un moment d’échange », a-t-il expliqué.

Contraste avec Mélenchon

Cette approche tranche avec celle de Jean-Luc Mélenchon, qui rassemblait le même jour des milliers de sympathisants au Bourget. Édouard Philippe n’a pas manqué d’égratigner le candidat insoumis : « J’ai bien compris que Monsieur Mélenchon nous parlait à l’envi d’une nouvelle France. Je ne sais pas si j’ai envie d’une nouvelle France, j’ai envie de la France. »

Alors que la campagne est dominée par le duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, le maire du Havre cherche à tracer sa propre voie. « Une France dans laquelle il faudrait choisir entre la droite extrême et la gauche radicale, c’est une France dans laquelle on aurait les deux et durablement », avertit-il.

La question de la dispersion des voix

Dans la salle, une participante l’interpelle sur la stratégie face à la dispersion des voix, rappelant son opposition à une primaire. Édouard Philippe répond en appelant à la responsabilité des candidats : « Si à un moment, tel ou tel candidat n’a littéralement aucune chance de gagner l’élection présidentielle, mais que sa présence aurait immanquablement pour effet de nous éliminer, alors je pense que les responsables politiques prendront leurs responsabilités. »

Une façon de renvoyer la balle à ses concurrents, notamment Gabriel Attal, qui plaide pour une primaire à droite et au centre.

Par Frédéric Konaté 

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