Cameroun: Mort en détention de Justin HARA : un décès de trop, le silence devient complice
La mort de Justin HARA, jeune Camerounais interpellé lors des manifestations post-électorales, continue de susciter une vive indignation au sein de l’opinion publique nationale et internationale. Ce décès en détention, survenu dans des conditions troubles et marqué par l’absence de soins médicaux appropriés, vient tristement s’ajouter à une liste déjà trop longue de pertes humaines derrière les barreaux camerounais.
Selon plusieurs témoignages concordants, Justin HARA aurait été arrêté alors qu’il rentrait paisiblement chez lui, sans mandat ni justification claire. Il sera ensuite transféré successivement dans plusieurs centres de détention, où son état de santé se dégrade progressivement. Affaibli, souffrant de douleurs intenses et présentant des séquelles visibles, le jeune homme n’aurait jamais bénéficié de la prise en charge médicale que son état exigeait.
Malgré les alertes répétées et les signes évidents de détresse physique, aucune assistance médicale adéquate ne lui aurait été accordée. Justin HARA est finalement décédé derrière les barreaux, dans un silence assourdissant qui choque et interroge.
Ce drame relance avec force le débat sur les conditions de détention, le respect des droits humains et la gestion des arrestations liées aux mouvements de contestation politique au Cameroun. Il pose une question lourde de sens :
Combien de vies faudra-t-il encore sacrifier avant que la lumière soit faite et que des responsabilités soient établies ?
Des voix s’élèvent pour exiger une enquête indépendante, impartiale et transparente afin de déterminer les circonstances exactes de ce décès et situer les responsabilités. Les organisations de défense des droits de l’homme, la société civile et de nombreux citoyens appellent également à la libération immédiate de tous les jeunes arbitrairement détenus, dont le seul tort serait d’avoir exprimé une opinion ou exercé leur droit à la contestation.
La mort de Justin HARA ne doit pas être un fait divers de plus. Le silence face à de tels drames devient une forme de complicité. Justice, vérité et dignité humaine ne sauraient être négociables dans un État de droit.
Par Georges Domo

