Centrafrique : 14 barrières illégales sur 14 kilomètres de route à Ngaoundaye

 

Sur l’axe qui relie Ngaoundaye, dans le nord-ouest de la Centrafrique, à la frontière camerounaise, les usagers doivent franchir plus de 14 points de contrôle non autorisés. Une situation dénoncée par les habitants, qui évoquent des paiements répétés et un quotidien toujours plus difficile.

Sur à peine 14 kilomètres de route, plus de 14 barrières jugées illégales par les habitants. C’est le constat dressé sur le tronçon reliant Ngaoundaye, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, à la frontière camerounaise. Une prolifération de points de contrôle qui transforme chaque trajet en une succession de ponctions.

Les conducteurs de moto-taxis, qui assurent l’essentiel du transport dans cette zone frontalière, sont les premiers à en subir les conséquences. Selon les témoignages recueillis par notre rédaction, ils doivent débourser entre 500 et 1 000 francs CFA à chaque passage.

Ces paiements à répétition alourdissent considérablement les charges des moto-taxis et perturbent leurs activités. Chaque course devient une épreuve, et le coût du transport s’en trouve mécaniquement renchéri pour les populations locales.

Interrogées par la rédaction, certaines autorités locales, qui ont souhaité garder l’anonymat, reconnaissent l’existence de ces barrières et les désagréments qu’elles causent.

« Nous en avons parlé et nous sommes fatigués. Rien que dans la localité de Ngaoundaye, on dénombre six barrières. Toutes ces barrières sont tenues par nos FACA et nos policiers », confient-elles.

Malgré les mesures annoncées par Kinshasa et par Bangui pour démanteler les barrières illégales sur l’ensemble du territoire, celles-ci demeurent bien en place à Ngaoundaye. Les témoignages recueillis par le RJDH confirment que les engagements pris n’ont, pour l’heure, produit aucun résultat concret sur le terrain.

Par Jérôme Wailifu 

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