Ghana : Mahama met ses ministres en garde, déclaration de patrimoine obligatoire sous peine de limogeage

 

Le président ghanéen John Dramani Mahama durcit le ton envers les membres de son gouvernement. Lors d’une déclaration officielle à Accra, lundi 5 mai, le chef de l’État a lancé un ultimatum clair à ses ministres : quiconque ne s’est pas conformé à l’obligation de déclaration de patrimoine d’ici ce mercredi 7 mai sera automatiquement démis de ses fonctions.

« Si, d’ici la fin de la journée du mercredi 7 mai 2025, l’un d’entre vous ne déclare toujours pas son patrimoine, considérez-vous comme automatiquement limogé », a déclaré John Mahama à l’occasion du lancement du Code de conduite des personnes nommées par le gouvernement.

Cette sortie ferme intervient après l’échéance initiale du 31 mars 2025, date butoir fixée pour la remise des déclarations de patrimoine. Face à la lenteur de certains ministres à s’exécuter, le président Mahama a jugé nécessaire de rappeler l’importance de la transparence et de l’intégrité dans la gestion des affaires publiques.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du président de renforcer la lutte contre la corruption et de garantir une gouvernance exemplaire. Elle marque également un tournant dans sa politique de moralisation de la vie publique.

Le Ghana, souvent cité comme un exemple de démocratie en Afrique de l’Ouest, cherche ainsi à maintenir la confiance des citoyens dans les institutions en exigeant des comptes à ses dirigeants.

Il reste à voir si cet avertissement sera suivi d’effets concrets dans les prochaines heures.

Par Rodrigue Izumo 

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