Monde: Coupe du monde 2026 : la Tunisie sombre, le pari Renard tourne au fiasco
Le pari Hervé Renard n’a pas fonctionné. Défait par le Japon (4-0) dimanche 21 juin, le sélectionneur français, appelé en renfort après la déroute contre la Suède, n’a pas réussi à réveiller une équipe tunisienne apathique. Les Aigles de Carthage sont déjà éliminés de la Coupe du monde, avec deux défaites en deux matches.
Changement de coach, même scénario
Après l’humiliation initiale (5-1 contre la Suède), la Fédération tunisienne avait joué la carte du sauveur en rappelant Hervé Renard. Le technicien aux exploits légendaires était censé insuffler un sursaut d’orgueil. Il n’en fut rien. Face à des Japonais appliqués et cliniques, les Tunisiens ont reproduit les mêmes erreurs, comme si la main du magicien s’était soudainement grippée.
Dès la 4e minute, Kamada ouvrait le score sur un centre en retrait de Nakamura. Le réveil tunisien n’a jamais sonné. Dahmen, replacé dans les buts, a bien sauvé un but sur sa ligne (10e), mais ce ne fut qu’un sursis. Ueda, trop libre, doublait la mise d’une frappe lourde à la 31e minute. À la pause, le constat était cruel : un seul tir, et encore, hors cadre.
Une seconde période sans conviction
Contrairement à 2022 et sa fameuse causerie contre l’Argentine, Renard n’a pas retourné le vestiaire. Les Tunisiens sont revenus un peu mieux, mais les Japonais, déjà maîtres du jeu, géraient leur avance sans forcer. Les changements opérés (Gharbi, Saad, Chaouat) n’ont apporté aucun électrochoc.
Le Japon enfonce le clou : Junya Ito trompe Dahmen en solitaire (68e), puis Ueda, de la tête, alourdit le score dans les derniers instants (83e). 4-0, un score qui ne reflète même pas la supériorité nippone, tant la Tunisie a semblé impuissante.
Un dernier match pour l’honneur, mais après ?
Avec zéro point au compteur, la Tunisie est d’ores et déjà hors course. Le choc face aux Pays-Bas, déjà qualifiés, ne sera qu’une formalité pour tenter de sauver l’honneur. Mais l’honneur, précisément, est ce qui a le plus manqué dans ce Mondial.
La grande question est désormais ailleurs : que retenir de ce fiasco ? Hervé Renard, après deux matches et deux défaites, verra-t-on son aventure tunisienne se poursuivre ? À un an de la CAN 2027, qu’elle organise, la sélection a besoin d’une refonte en profondeur, bien au-delà du simple changement d’entraîneur.
Par Issa Abdou

