Niger : Affrontements meurtriers à Fartal, plusieurs soldats tués face à des assaillants lourdement armés

 

La région de Tillabéri de nouveau le théâtre de violents combats entre les forces nigériennes et des hommes armés

Dans un communiqué rendu public mercredi soir sur les ondes de la télévision nationale Télé Sahel, le ministère nigérien de la Défense nationale a confirmé que plusieurs militaires des Forces de défense et de sécurité (FDS) ont perdu la vie et que d’autres ont été blessés au cours d’affrontements d’une rare violence avec des hommes armés, survenus dans la localité de Fartal, à quelque 22 kilomètres à l’est d’Abala, dans la région de Tillabéri.

Tout commence dans l’après-midi du 22 septembre. Des renseignements signalent alors le rapt d’un important troupeau de bétail au détriment des populations civiles. Les FDS positionnées dans le secteur d’Abala sont immédiatement mobilisées pour une mission d’interception.

Au petit matin du mercredi 23 septembre, vers 6h30, les militaires tombent nez à nez avec une imposante colonne d’hommes armés circulant à motos. Le ministère qualifie ces assaillants de « mercenaires ».

Un affrontement d’une grande intensité

S’ensuivent des combats d’une violence extrême. D’après les autorités militaires, les FDS ont livré une résistance acharnée, contraignant finalement les assaillants à rompre le contact et à battre en retraite vers le nord.

Le bilan provisoire communiqué par le ministère de la Défense fait état de plusieurs soldats tombés et de plusieurs blessés dans les rangs des FDS, sans toutefois avancer de chiffres précis à ce stade. Le communiqué indique par ailleurs que les assaillants ont essuyé de lourdes pertes, tant humaines que matérielles.

Poursuite des opérations

Les opérations de ratissage et de sécurisation se poursuivent activement dans la zone, dans le but de retrouver les combattants qui ont pris la fuite, précise le ministère.

Cet épisode sanglant s’inscrit dans un contexte de tension continue dans la région de Tillabéri, où les forces nigériennes mènent des opérations régulières contre des groupes armés sévissant dans plusieurs zones situées à proximité des frontières malienne et burkinabè. Ces dernières années, cette partie du pays est devenue l’une des plus exposées aux incursions et aux attaques de groupes armés.

À ce jour, les autorités nigériennes n’ont ni publié de bilan définitif ni fourni d’éléments permettant d’identifier avec certitude les assaillants, désignés sous le terme de « mercenaires » dans le communiqué officiel.

Par Cherif Keita 

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