Nigeria : L’Union africaine condamne fermement le massacre de civils dans l’État de Zamfara
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L’Union africaine (UA) a élevé la voix ce mercredi pour condamner avec la plus grande fermeté le massacre d’au moins 50 civils survenu samedi dernier dans l’État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria. Dans un communiqué officiel, l’institution panafricaine a également exigé la libération immédiate des femmes et des enfants enlevés lors de cette attaque.
L’Afrique est de nouveau frappée par un acte de barbarie. Selon le communiqué publié par la présidence de la Commission de l’UA, l’attaque, survenue le 21 février 2026 dans cette région déjà meurtrie par l’insécurité, a coûté la vie à plus d’une cinquantaine de personnes et a été accompagnée d’enlèvements de masse visant des femmes et des enfants.
Mahmoud Ali Youssouf, le président de la Commission de l’UA, a dénoncé des « graves violations des droits de l’homme » et a qualifié ces exactions de menace sérieuse pour « la paix, la sécurité et la stabilité » de la sous-région.
« Le président de la Commission présente ses sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple nigérian. Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés et exige la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes enlevées », peut-on lire dans le texte.
Un appel à l’action face à une insécurité grandissante
Au-delà de la condamnation, l’Union africaine a lancé un appel pressant aux autorités nigérianes et aux partenaires régionaux pour une action « renforcée et coordonnée » afin de protéger les populations civiles. L’organisation souligne que cette tragédie s’inscrit dans un contexte de « recrudescence d’attaques armées » qui touchent plusieurs États du nord-ouest et du centre-ouest du Nigeria.
Ces violences sont généralement attribuées à des groupes terroristes ainsi qu’à des bandes de bandits lourdement armés, souvent appelés « bandits », qui terrorisent les populations rurales, pillent les villages et multiplient les enlèvements contre rançon (connus localement sous le nom de banditry). Les États de Zamfara, Katsina, Kaduna et Niger sont devenus des épicentres de cette crise sécuritaire complexe, où se mêlent conflits entre agriculteurs et éleveurs, criminalité organisée et présence de groupes djihadistes.
Cet appel de l’Union africaine met une pression supplémentaire sur le gouvernement du président Bola Ahmed Tinubu, qui a fait de la sécurité l’une de ses priorités. Alors que les forces armées nigérianes mènent régulièrement des opérations dans la région, cette attaque de grande ampleur démontre la capacité de nuisance persistante des groupes criminels et la vulnérabilité des populations locales, prises en étau dans une violence quotidienne.
Par Jérôme Wailifu

