Tchad : Accident domestique à Diguel : quatre doigts arrachés par une grenade lacrymogène

 

Un grave accident domestique a secoué le quartier Diguel, dans le 8ᵉ arrondissement de N’Djaména, mettant en cause du matériel sensible appartenant à un agent des forces de l’ordre.

Selon des sources concordantes, l’incident s’est produit dans une résidence privée appartenant à un haut gradé de la Police nationale du Tchad. Alors qu’il effectuait la lessive, un jeune domestique aurait manipulé, sans en mesurer le danger, une grenade lacrymogène présente sur les lieux. L’engin a soudainement explosé, provoquant une détonation brutale.

Un bilan humain lourd

Le bilan est particulièrement préoccupant. La victime a perdu quatre doigts de la main gauche et souffre de graves blessures au visage. Elle a été évacuée d’urgence vers une structure sanitaire de la capitale pour une prise en charge médicale.

Des témoins évoquent une scène de panique au sein du quartier, surpris par le bruit de l’explosion et l’ampleur des blessures.

Une question de sécurité posée

Au-delà du drame humain, cet incident soulève de sérieuses interrogations sur les conditions de stockage du matériel sensible au sein des domiciles privés des agents des forces de sécurité.

Les grenades lacrymogènes, bien que destinées au maintien de l’ordre, demeurent des dispositifs à risque lorsqu’elles ne sont pas correctement sécurisées. Leur présence dans un cadre domestique, accessible à des tiers non formés, peut entraîner des conséquences dramatiques, comme l’illustre ce cas.

Dans le quartier Diguel, l’émotion est vive. Plusieurs riverains appellent à un renforcement des mesures de contrôle et de sensibilisation afin d’éviter que de tels accidents ne se reproduisent.

Une enquête pourrait être ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’incident et établir les responsabilités éventuelles.

En attendant, un jeune homme voit son avenir bouleversé par un accident qui relance le débat sur la sécurisation des équipements sensibles dans les résidences privées des agents des forces de l’ordre.

Par Mbaikoula Philippe

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