Tchad : Crise de confiance : Mbairamadji Désiré dénonce les blocages à la Présidence et annonce une prise de parole publique

 

Un message Facebook publié ce 30 juillet par le jeune citoyen Mbairamadji Désiré suscite une vague de réactions sur les réseaux sociaux. Dans ce texte alarmant, il dénonce avec véhémence le comportement de certains proches collaborateurs du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, qu’il accuse de faire obstruction à la communication entre la population et le chef de l’État.

Une promesse présidentielle restée lettre morte

Selon Mbairamadji Désiré, l’audience qu’il tente d’obtenir avec le Président lui avait été personnellement promise par ce dernier lors d’un dîner à la Présidence en présence de plusieurs jeunes citoyens. Or, malgré cette parole donnée, toutes ses démarches auprès du Directeur de Cabinet Adjoint de la Présidence sont restées sans suite. Il affirme que ses fiches n’ont jamais atteint le chef de l’État, dénonçant ainsi une rupture du lien entre les promesses présidentielles et leur exécution.

Voici le message publié sur sa page :

🚨🚨🚨Urgent!!!

Les intermédiaires entre le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno et les citoyens ne sont pas aux services de la prospérité de la nation, mais à leurs très propres services (intérêts).

Vu mes multiples démarches auprès du Directeur de Cabinet Adjoint de la Présidence. Je suis arrivé au bout et vu que nos fiches ne rencontrent jamais le Président de la République.

Je serai dans l’obligation de faire un direct demain afin de porter cette discrimination à la connaissance du Président de la République et à la nation tchadienne. L’appréciation sera faite par la nation, elle-même… Si ces personnes aident le Président de la République ou non?

Pourquoi les proches collaborateurs du Président de la République, qui sont censés, se mettre au four et au moulin au nom de la nation pour rapprocher et donner du sourire deviennent eux même l’obstacle ?

Le mal a remplacé le bien à la Présidence de la République du Tchad mais DIEU EST GRAND. Le jeune mbairamadji Désiré bloqué pour une rencontre avec le président.

Une accusation directe contre l’entourage présidentiel

Dans ce message, Mbairamadji Désiré reproche à certains hauts cadres de la Présidence de bloquer systématiquement l’accès aux dossiers et doléances populaires, empêchant ainsi leur présentation au Président. Il exprime sa frustration face à ce qu’il perçoit comme un mépris des engagements pris au sommet de l’État.

Une interpellation au sommet

Face à ce qu’il qualifie de discrimination institutionnelle, le citoyen annonce son intention de faire un direct public, dans lequel il espère interpeller directement le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno et, au-delà, toute la nation tchadienne. Son but : exposer l’inefficacité — voire l’obstruction volontaire — de certains collaborateurs présidentiels.

Le malaise persistant entre citoyens et institutions

Ce cri du cœur illustre un problème de fond au Tchad : la rupture de confiance entre les citoyens et les canaux officiels du pouvoir exécutif. De plus en plus de voix dénoncent une Présidence coupée de la base, où les démarches sont filtrées par des intermédiaires plus soucieux de leurs intérêts personnels que de l’intérêt général.

Un appel à la transparence et à la responsabilité

En affirmant que « le mal a remplacé le bien à la Présidence », Mbairamadji Désiré n’attaque pas le Président directement, mais accuse ses collaborateurs de devenir des freins à la communication entre le pouvoir et la population. Il termine avec foi : « Dieu est grand », preuve qu’en dépit de la désillusion, il conserve l’espoir d’un sursaut éthique et patriotique.

Une affaire à suivre…

Alors que le jeune citoyen promet un direct dans les prochaines heures ou jours, cette sortie publique pourrait relancer le débat sur la transparence, l’accessibilité du pouvoir, et le rôle des conseillers dans la gestion du lien entre la Présidence et les citoyens.
L’opinion publique tchadienne reste désormais attentive à une éventuelle réaction du Palais Rose… si réaction il y a.

Par Kenzo Brown 

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