Tchad : N’Djaména : Un coup de filet policier démantèle un réseau de braqueurs à Habena

Les forces de l’ordre ont frappé un grand coup lundi soir dans le 7ᵉ arrondissement de la capitale. Vers 16 h 25, la Police Nationale a interpellé le chef présumé d’un gang de braqueurs qui terrorisait le quartier Habena, en compagnie de deux de ses acolytes.

L’intervention s’est déroulée aux abords du bassin de rétention d’eau, situé à l’arrière du lycée de Habena. C’est à cet endroit qu’un groupe de cinq individus au comportement suspect avait été repéré. Arrivés sans éveiller l’attention, à bord de deux motocyclettes, les policiers ont bouclé la zone et pris les suspects au dépourvu.

Dans la panique, deux membres du groupe ont tenté de se soustraire à l’arrestation en sautant dans le bassin rempli d’eau. Peine perdue : trois individus, dont le leader présumé du réseau, ont été maîtrisés et appréhendés sur place.

Ce gang est accusé de multiplier les agressions le long d’un corridor stratégique du quartier, allant du rond-point du 10-Octobre à l’école des Sœurs, en passant par le marché de Habena et les environs du lycée. Leurs attaques à répétition avaient fini par semer une profonde inquiétude chez les riverains.

Les braqueurs choisissaient leurs moments avec soin, ciblant les heures de forte affluence : 12 h, 13 h, 17 h, 19 h, et même 5 h du matin. Les habitants avaient d’ailleurs fini par cartographier leurs points de rassemblement habituels : devant l’établissement Matin Vert, près du sous-poste non loin du marché à bois ; au cabaret Kempeski, derrière le lycée de Habena ; au rond-point du 10-Octobre, à proximité de la pharmacie ; et au marché de Habena, dans la zone des réparateurs de téléphones.

Si cette arrestation apporte un premier répit aux habitants du secteur, ces derniers restent sur leurs gardes. La population locale exhorte désormais la Commission de désarmement et la brigade anti-gangs à redoubler d’efforts, par des patrouilles renforcées et des ratissages ciblés, afin de sécuriser durablement l’ensemble du quartier.

Par Mbaikoula Philippe 

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