Centrafrique : Le gouvernement confirme l’arrestation du chef rebelle Armel Sayo au Cameroun

Le gouvernement centrafricain a confirmé l’arrestation d’Armel Sayo, chef rebelle et leader du Comité militaire pour le salut et le redressement (CMSPR), vendredi dernier à Douala, au Cameroun. Cette opération marque une étape importante dans la lutte contre les tentatives de déstabilisation des institutions centrafricaines.

Une arrestation saluée par Bangui

Selon Maxime Balalou, ministre centrafricain de la Communication et porte-parole du gouvernement, cette arrestation est le fruit d’une collaboration efficace au niveau régional. « Cela témoigne de notre volonté commune de garantir la sécurité des populations et de prévenir l’utilisation de pays voisins comme bases de déstabilisation », a-t-il déclaré.

Armel Sayo, ancien ministre devenu chef rebelle, est accusé de plusieurs crimes graves, notamment atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’État, association de malfaiteurs et implication dans des réseaux visant à déstabiliser le gouvernement centrafricain.

Une procédure en cours au Cameroun

Actuellement détenu au Cameroun, Armel Sayo a été auditionné par la police camerounaise lundi. Les autorités locales, en coordination avec leurs homologues centrafricaines, suivent les procédures judiciaires en respectant les principes du droit international.

« La justice camerounaise traite cette affaire avec le plus grand sérieux, conformément aux règles juridiques internationales. Nous travaillons conjointement pour garantir un processus équitable », a précisé Maxime Balalou.

Vers une extradition vers Bangui

Le chef rebelle devrait être extradé vers Bangui, où il sera jugé pour ses crimes présumés. Son arrestation est perçue comme un signal fort envoyé aux groupes armés actifs en Centrafrique, soulignant la détermination des autorités à restaurer l’ordre et à prévenir toute tentative de déstabilisation.

Un message fort pour la région

Cette collaboration entre le Cameroun et la Centrafrique illustre l’importance des efforts régionaux pour combattre les menaces sécuritaires transfrontalières. L’arrestation d’Armel Sayo pourrait renforcer les relations entre les deux pays dans leur lutte commune contre les groupes armés et les réseaux criminels.

Alors que Bangui attend l’arrivée de ce chef rebelle pour son jugement, cette opération reste un pas significatif vers une plus grande stabilité en Centrafrique et dans la région.

Par Issa Abdou 

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